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littérature

  • 3 mars

     

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    Le feu frémit dans l'âtre et le vent de gémir. Les flammes torturées et le bois de mourir. C'est une plainte rauque de cris entrelacée qui me perce le coeur en cette nuit glacée.

    Ma belle va au loin, mon âme se déchire. Mais les flammes m'entrainent, m'arrachent un sourire. C'est la danse du feu nos corps entrelacés qui enchante ma vie d'un tango endiablé...

  • 13 octobre

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    Voici le vent coulis qui notre peau lacère, qui chasse les oiseaux vers d'autres hémisphères, qui ocre les feuillages des forêts alentours et du profond hiver annonce le retour…

    Voici la bise noire qui fauche le plateau, qui couche les cyprès et poursuit les troupeaux, qui pose sur les routes un long manteau brillant et des milliers d’étoiles crochées au firmament…

    Voici le Joran fou qui dévale l’alpage, qui pousse les voiliers bien trop loin du rivage, qui creuse sur le lac des rides torturées, et les marins transis soudain de menacer…

    Voici venues du nord des bourrasques glacées, qui frappent ma demeure, font frémir le clocher, qui hurlent dans ma tête à la faire exploser, je n’aime pas le vent, lorsqu’il se veut mauvais…

     

    Image Franck Cortot

  • Gentleman danseur...

     

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    C'est le plus grand des danseurs,

    Oui et c'est un gentleman,

    Il s'empare de vos coeurs,

    Sans vous menacer d'une arme...

    Bon anniversaire, Roger !

  • 29 septembre

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    Et c'est dans la grisaille que s'élève le matin, le brouillard sur la muraille et les tours du Kremlin. La pluie fine, glaciale me fait courber le dos et la foule s'engouffre dans les couloirs du métro. Il est bien loin l'été sur les bords du Léman, les douces promenades vers le soleil couchant ! Les noires limousines emportent les officiels vers d'autres réunions, vers d'élégants cocktails et sur la Place Rouge maintenant désertée, un pigeon solitaire savoure sa becquée...

  • 21 septembre

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    Je suis un pont jeté par dessus les rivières, qui mène vers ces rives plongées dans le mystère. Le brouillard dissimule des terres inconnues, sentiers inexplorés, nouvelles avenues. Mon chemin, c'est apprendre, explorer pour pouvoir, un jour, à qui voudra, transmettre ce savoir. Si tu veux traverser ce pont vers le futur, et que tu crains un peu, ce chemin trop obscur, viens chercher la lanterne des savoirs partagés, je suis prêt dès ce soir, pour toi à l'allumer !

  • 18 septembre

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    La bise devant moi fait onduler le lac et les voiliers s'agitent entre sac et ressac. Une vieille chenue s'accroche à son teckel dont les blanches moustaches s'envolent vers le ciel. Le couple tourbillonne, dépasse le jet d'eau, le panache bouillonne et les arrose à seaux. Les moustaches retombent et la vieille trempée se réfugie furieuse dans un estaminet !

  • 15 septembre

     

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    Quand le soleil décline se dessine l'automne, le point du jour est frais et la Brune frissonne. La musique s'est tue, la piste s'est vidée, les danseurs tout d'un coup se sentent fatigués. Le labeur quotidien a repris l'avantage et les festivités ne sont plus à la page. Il nous faudra attendra jusqu'à ce samedi pour retrouver le bal, la fête, les amis !

  • 22 avril

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    Image Visoterra

    Dans la nuit qui m'enlace je rêve de lendemains qui me conduisent avec grâce jusqu'au petit matin. J'étire mon corps lourd et baille, et encore m'étire quand les rayons du jour hors du sommeil m'attirent. Le soleil généreux danse sur mes paupières, se rit de ma paresse, sans trace de colère, mais sans hésitation, avec persévérance, c'est jusqu'à mon réveil, qu'il poursuivra sa danse !

  • 20 avril

    Ce matin j'ai vu l'Arbre, il était tout en fleurs, comme des grappes de larmes, comme des trainées de pleurs. Est-ce là l'eau du ciel, qui retourne à la terre, ou une illusion mienne, qui illustre mes peurs ?

  • 19 avril

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    Ce matin je goûtais d'un ami genevois, une recette ancienne secret de sa mama, un coulis de tomates, tout simple, il va de soi, pour couvrir de délice de simples œufs au plat... Ami, salue ta mère, de baisers couvre-la ! Je t'appelle mon frère depuis ce moment-là.

    A Rufino... et à sa mama!

  • 16 avril

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    Photo Iris

    Comme un bout de rocher arraché au rivage, la vierge qui sourit pour pleurer les naufrages, le marin qui périt malgré tout son courage, il a vécu ici la fin de son voyage. Le grand phare voisin conte la même histoire, celle de ces marins qui ont fait notre histoire, celle des baleiniers dépeints dans les grimoires, dont les écus anciens conservent la mémoire.

    Comme un bout de soleil arraché à la plage, et la mouette qui crie à la fin de l'orage, et les enfants qui jouent, et les amours volages, je les voie et les aime, morceaux du paysage. L'estran a conservé l'empreinte de nos pas, je sens encore ici la force de ton bras, quand nous marchions ensemble les yeux rivés là-bas, vers l'horizon magique, celui qu'on n'atteint pas.

    Comme un bout de rocher arraché au rivage, la vierge me sourit, j'étais un enfant sage, malgré toutes mes peurs, marchant avec courage, je viendrai vivre ici, la fin de mon voyage. Le phare éclairera l'empreinte de mes pas, je glisserai serein vers l'horizon là-bas, tu m'accompagneras, je laisserai ton bras, vers l'horizon magique, celui qu'on n'atteint pas.

  • 15 avril

    Dernier jour de beau temps, nous prévoient les savants, dernier jour de soleil avant la pluie ma belle. Mais je n'ai déjà plus peur, je suis enfin confiant, cette pluie ne saura faire fuir le printemps...

  • 12 avril

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    Les cloches soudain s'animent au sommet du village et les ouailles recueillies retrouvent le bonheur. Mais le vieil homme en blanc saura-t-il être sage et parler juste enfin pour délivrer les cœurs ?

  • 11 avril

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    Pâque dort et le quartier bien calme s'éveille aux premiers chants du matin. Brune dort, hors de l'alcôve me glisse, comme ma main hors de sa main. Soleil dort, j'attends encore l'aube et les premiers rayons mordorés. Qui ne dort ? À cette heure encore hésitant, j'attends l'odeur du café....

  • 9 avril

    Alors que les pâques approchent et que les chrétiens s'appliquent à ranimer leur foi, je m'arrête un instant à contempler le monde autour de moi. Quel sera mon salut, quelle sera ma sagesse, par quelle voie trouverai-je mon chemin d'allégresse ?