10/12/2009
9 décembre - Ruca Hueney
A Omar, Estella, Carlos, Pepito...
A Andrea y Mate Cocido...
Y sobre todo a los niños de Lujan!
Une volée d'enfants qui crient, jouent, batifollent, puis se rangent enfin pour se rendre à l'école, une salle aux usages multiples et variés où l'on vient de servir du pain, des oeufs, du lait. Miracle quotidien, il y a de quoi manger. L'effacé cuisinier est l'homme du miracle, il fait tout avec rien, il faut voir le spectacle d'immenses casseroles remplies jusqu'à ras-bord, pour nourrir les enfants, les petits, les trésors...
Un gamin de treize ans récupère un petiot, qui était à la traîne et braillait un peu trop, il le prend dans ses bras, le rassure à moitié, tu es là pense-t-il, donc le plus dur est fait, t'es vivant, t'es sauvé, t'as quitté le quartier. T'es perdu, comme moi, mais viens je t'apprendrai à vivre solidaire dans la communauté. Il ne faudra pourtant pas vouloir qu'une mère te prenne dans tes bras et t'offre son amour, j'ai connu moi aussi cette sourde colère, de savoir mes parents disparus pour toujours.
Un Christ bientôt s'approche, nous offre l'abrazo de son regard tranquille, douceur déterminée. Omar est le pilier qui porte le foyer, avec le regard fier et sans courber le dos. Pourtant le poids est là, et la tâche est immense, pour guider vers demain ces enfants sans défense. Estelle à ses côtés n'était pas là hier, elle courait le quartier, à chasser la misère. Carlos nous a conduit, nous a fait visiter, par ici les cochons, par là le poulailler, ici quelques paillasses, là-bas un atelier. Ils veulent démontrer que la vie est possible même si à nos yeux, elle paraît impossible.
Ils sont bientôt soixante à vivre nuit et jour dans ce coin de Lujan, ce hâvre au bon secours. Un s'approche de moi, s'accroche et je soupire quand sa face fragile s'éclaire d'un sourire. Un me tend ses lunettes et veut les partager, comme s'il me donnait un gage d'amitié. On partage un repas, on comprend que c'est dur d'aider tous ces enfants à forger un futur.
Une main à la poche, une main sur le coeur, notre aide est dérisoire, nos tripes sont en pleurs, mais nous continuons à nous croire appréciés, du côté du foyer qu'on nomme Ruca Huaney.
Kronik, 10 décembre 2009
22:37 Publié dans Au jour le jour, Notes de voyage, Rencontres d'âmes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01/10/2009
Gentleman danseur...
20:56 Publié dans Au jour le jour, Portraits à la plume..., Rencontres d'âmes, Tango | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, chroniques, kronik, potes
13/03/2009
13 mars (bis)
D'anniversaire en anniversaire, d'Elisita en inglesita, passent les mois, passent les jours qui nous séparent de notre rencontre, enfin !
Bon anniversaire Sylvia !
Almatangueri e tutti quanti !
PS - Pour ses 18 ans, elle travaillait ici. Curieux, ce qu'on trouve sur Internenettes !
07:00 Publié dans Rencontres d'âmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, musique
30/06/2008
28 juin
Ainsi s'approche l'été et les regards se tournent vers de nouveaux rivages... Mais avant de partir, si nous dansions ensemble une dernière fois, avant que l'automne ne nous rassemble de nouveau pour une farandole aux couleurs ocrées ?
Ce fut une belle milonga, où Martin et Nicolas, fueye y guitarra, Lucila y Joe, baile y armonica, tissèrent des partitions pour en faire des manteaux de lumière...
15:46 Publié dans Chroniques ¡Tango!, Rencontres d'âmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29/04/2008
29 avril
À l'abri d'un muret il prenait le soleil et contemplait le lac, la vigne et ses merveilles. Je demandai son nom, crus entendre "Voyage" mais ce n'était que vent, bruissant dans le feuillage...

07:46 Publié dans Chez KroniK, Quotidiennes, Rencontres d'âmes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature











