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Murmures nomades

  • 14 décembre

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    Voici donc quelques mois, plutôt quelques semaines, qu'ils doivent affronter un délicat problème, qui dans leur vie paisible soudain s'est immiscé, comme trait dans leur coeur, dans leur mare un pavé. Ils font des ronds dans l'eau, enfin dans le salon, où un prof de tango les fait tourner en rond...

    Inspirés par l'exemple de leur Brune adorée, enfin un beau matin tous deux se sont lancés, et nous sommes heureux de pouvoir annoncer que Mona y Chucho se sont mis à danser !

    Que viva el tango argentino!

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    Bueno, y la salsa tambien!
  • 2 juillet 2009

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     Quand se dessine le soir tant et tant de nouvelles arrivent de terre, qui seront effacées à l'aube par la marée et la brise de mer...

  • 22 mai

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    En arrivant là-bas, je suivis le rivage d'un lac qui me montrait de multiples visages. Le ciel se reflétait sur une eau apaisée au sortir de l'hiver et la fin des ondées. Un château s'élevait du haut d'une falaise, le soleil se noyait dans un envol de braises. Sur une île de roc, une église tranquille lançait au firmament son image immobile...

     

  • 16 avril

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    Photo Iris

    Comme un bout de rocher arraché au rivage, la vierge qui sourit pour pleurer les naufrages, le marin qui périt malgré tout son courage, il a vécu ici la fin de son voyage. Le grand phare voisin conte la même histoire, celle de ces marins qui ont fait notre histoire, celle des baleiniers dépeints dans les grimoires, dont les écus anciens conservent la mémoire.

    Comme un bout de soleil arraché à la plage, et la mouette qui crie à la fin de l'orage, et les enfants qui jouent, et les amours volages, je les voie et les aime, morceaux du paysage. L'estran a conservé l'empreinte de nos pas, je sens encore ici la force de ton bras, quand nous marchions ensemble les yeux rivés là-bas, vers l'horizon magique, celui qu'on n'atteint pas.

    Comme un bout de rocher arraché au rivage, la vierge me sourit, j'étais un enfant sage, malgré toutes mes peurs, marchant avec courage, je viendrai vivre ici, la fin de mon voyage. Le phare éclairera l'empreinte de mes pas, je glisserai serein vers l'horizon là-bas, tu m'accompagneras, je laisserai ton bras, vers l'horizon magique, celui qu'on n'atteint pas.

  • 13 juin

    Ici, symbole de loisirs, là-bas, comme un chemin de souffrance. Le MetroCable de Medellin s'accroche à la montagne pour survoler les "comunes", qu'ailleurs on appelle "favelas", ou bidonvilles...

    Pourtant, au milieu de cette vie en chaos apparaît un bijou d'architecture, comme un défi à la pauvreté. C'est la bibliothèque de Medellin. Quel plus beau symbole que de placer le savoir au coeur de la pauvreté. Le savoir, n'est-ce pas ce dont les puissants ont toujours chercher à priver les humbles ?

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  • 9 mai

    Alors que le glaive de la foi déchire l'astre de poussière, Le Caire s'apaise un instant. Un frémissement, un pas qui se fige, puis la course folle qui reprend de plus belle. Cairote, tu as perdu ton plus beau trésor, tu as oublié l'héritage des pharaons. Où sont passés les sabliers qui égrenaient avec patience le sable du désert ? Cairote, tu n'as plu le temps de rien... toujours pressé, même à l'heure de la prière !

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  • 6 mai

    Adieu fraîcheur du vent coulis sur le plateau, bonjour aubes soyeuses sur le Nil paresseux. Adieu belle campagne, adieu à toi ma Brune, j'ai trouvé ce matin un autre chant d'éveil. Bonjour toi muezzin qui dès l'aube t'agite et m'invite à prier pour apaiser mon âme.

    Le souffle du désert vient caresser ma peau et le ciel trop chargé me fit plisser les yeux. Au ciel est accrochée une nouvelle lune et des cuisines montent de doux parfums de miel. Au pied des pyramides et du sphinx qui médite je ressens la chaleur qui entretient ma flamme.

    Bonjour Al-Qāhira, ô toi la Victorieuse !

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  • 21 mars

    Trop loin d'une île, d'une oasis, d'un havre de paix ? Construis ton propre refuge et recueille-toi, tu trouveras la sérénité. Car l'île est en toi, comme l'oasis, ou le havre de paix...

    Et si tu as la chance de trouver ce palais magnifique et d'y découvrir une île intérieure, hésite moins encore !

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    Palais de Mohammed Ali, Le Caire, Egypte

  • 17 mars

    Si tu es musicien, si tu laisses ton coeur allègre murmurer au vent, jamais tu ne connaîtras la solitude... Tu trouveras partout et toujours un autre poète, un autre musicien pour t'accueillir.

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  • 14 mars

    Ah ! Si l'on m'avait expliqué que les châteaux de sable sur la plage étaient autant d'offrandes faites à la mer, jamais je n'aurais cessé d'en contruire... encore et encore !

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  • 13 mars

    Tu admires le fleuve tumultueux qui, tel le passant trop pressé, se fraye à coups de coude un chemin dans la foule tranquille. N'oublie pas ceci : lorsque le soleil à son zénith aura asséché ce fleuve, le rocher n'aura pas bougé d'un pouce et sera bien présent.

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  • 4 mars... À Nicole

    Elle m’a dit aimer sa famille de cœur, errance du voyage et réconfort des pleurs

    La vie est ainsi faite de hasard, de rencontres, allez viens te blottir, ici, tout près, tout contre

    On s’est tenu la main, on a chanté des psaumes, pour saluer Merlin, ce drôle de bonhomme

    Ce voleur de mémoire qui t’a charmée un jour, ce mangeur de sourires, que t’as aimé toujours

    Il est loin ce matin, le chemineau sanglote, ton corps soudain s’effondre et tout en toi grelotte,

    Nicole, prends ma main, et donne à Roger l’autre, on sera tes bergers, on sera tes apôtres…

  • 24 février

    Cette ville ne se nourrirait-elle que de poussière et de bruit ? Chaleur, chaos, tumulte semblent les maîtres mots. Dans le trafic exsangue j’attends, je peste et je m’ennuie, quelle mission m’oblige à souffrir de tels maux ?

    Au loin les pyramides ne sont que souvenirs, je les vois mais le temps me happe sans pitié, on me pousse, m’entraîne, on m’oblige à courir, l’équipage, dépassé, à hue et à diane cesse de tirer…

    Et puis soudain, image d’Epinal, comme une oasis lointaine, une porte s’efface et dévoile un palais… Je vais vers l’inconnu, une émotion certaine me pousse à accepter cette sérénité.

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    Visite du Palais de Mohammed Ali, Le Caire, Egypte.

  • 10 février

    Mon pas est las, ma valise lourde, au front comme une douleur sourde. Le voyage, trop long, trop loin, trop solitaire chemin. Comme un vide qui vous prend, vous happe en un instant. Comme une chute sans contrôle, comme un danger qui vous frôle. Ma tête est là, mon corps ici, entre le soleil et la nuit…

    Et puis soudain une image, au détour d’un virage. Et je me sens bien, enfin !

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    J’aime alors les retours, lorsque je retrouve l’amour. Et je souris à la lune quand m’enlace ma Brune.

  • 8 février

    Les coquettes se pressent, alignements de coeurs à prendre le temps d'une tanda. Sous les miroirs dans lesquels les chasseurs d'un soir s'observent, elles font face à la piste et à la porte, prêtes à décocher oeillades et sourires entendus, clefs d'une éventuelle invitation.

    Le ballet silencieux du cabezeo, prélude à celui des pas sur la piste, n'en est pas moins un intense rituel. Prélude à l'amour fugace de la danse, il fait et défait ces couples éphémères qui se lanceront dans un instant.

    Un salut à 444 Maipú.