26/10/2010

26 octobre

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Et c'est un vent fou qui jusqu'à l'aube m'accompagne

Et c'est un vent fou pour seule et unique compagne

Et c'est un vent fou qui chevauche la campagne

Et c'est un vent fou qui s'attaque à la montagne

Et c'est un vent fou qui de mon sommeil fait mât de cocagne...

 

Photo Carol Morzier

21/10/2010

21 octobre

Première neige et nouvelle nuit tombent ensemble... Cristaux de lumière dans l'obscurité transie !

19/10/2010

19 octobre 2010

Disons-le sans détour : les français sont à côté de leurs pompes en ce moment !

20/09/2010

J1F - 1

Tout a commencé en 92, près de la Place d'Alésia, dans le XIVème. J'étais à Paris dans le cadre d'un accord d'échange entre les polices française et helvétique. La confédération s'était alors tournée vers les cantons francophones et la délégation comprenait un fribourgeois et plusieurs genevois, dont moi-même. Ce premier voyage devait être essentiellement une visite de courtoisie, plus tournée vers le tourisme et les cocktails de bienvenue que vers le travail en profondeur.

Néanmoins, mon "binôme" français, un certain Albert Legendre, fut appelé sur une affaire de rixe entre SDF et m'invita à le suivre. C'est là qu'on est tombé sur les cadavres de la rue Vercingétorix...

Il nous ne fallut que quelques minutes pour comprendre que quelque chose clochait dans le chaos de cartons, de bouteilles, de vêtements, de caddies et d'objets hétéroclites et divers qui entourait les deux cadavres. Legendre s'approcha de moi.

- Qu'est-ce que t'en penses ?

- C'est pas croyable. Combien de temps as-t-il eu pour...

- Pour décorer ? C'est le mot que tu cherches, n'est-ce pas ?

- Oui, c'est ça. Tout ce fouillis est ordonné autour des cadavres. Normalement, on aurait du les trouver autrement.

- On l'appelle "le décorateur". C'est la troisième fois qu'il frappe cette année.

- Bordel de merde. Ce gars est cinglé. C'est pas un décorateur, c'est un sadique...

08/09/2010

J1F - Prologue

J'ai décidé d'ouvrir ce carnet pour plusieurs raisons. D'abord, parce que cela m'a été conseillé : il paraît que cela m'aidera à "chasser mes fantômes" ou à soulager mes angoisses. En français courant, disons que cela m'aidera peut-être - enfin ! - à dormir la nuit.

Voilà bientôt vingt ans que je ne dors plus. Certes, je dors sans doute, sinon je serai probablement mort depuis. Mais ce qui est sûr, c'est que je ne dors plus sans "assistance", qu'elle soit pharmaceutique... ou alcoolique.

J'y ai laissé ma femme et nos deux gosses, la plupart de mes amis. Et je commence à perdre l'appui de mes collègues, sans parler de mes supérieurs, qui sont tout aussi fatigués que moi mais qui s'accrochent encore à leurs lambeaux de vie.

Pourquoi tout ça ? Parce que depuis cette sauvage agression de la Rue Vercingétorix je poursuis le même prédateur, la même bête immonde, qui m'échappe le jour et me hante la nuit.

Je lui ai donné un nom : le sadique des Halles.

Mais je vous le dit : tout le monde commet des erreurs. Depuis 1992, je traque les siennes. La sienne, devrais-je dire. Car jusqu'à présent, sa copie est parfaite.

Mais j'en suis sûr, tout le monde commet des erreurs. Même lui finira par laisser une trace, un indice.