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Chroniques des Dryades

  • 19 juin

    Au retour du voyage, l'Arbre est toujours là, présence indispensable à trouver mon chez-moi. Mais la surprise est grande car l'Arbre n'est plus seul. Et c'est le blé dansant qui bruisse devant moi, annonce de l'été qui s'en vient peu à peu...

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  • 3 mars 2008

    Et c’est un vent malin qui l’âtre fait frémir et les arbres là-bas, doucement de gémir, la nuit est bien présente, elle m’entoure sereine quand mon esprit se perd, murmurant des poèmes.

    Un chat noir me poursuit, assiduité caline, il se laisse choyer, hypocrisie féline car il voudrait entrer au royaume interdit et venir se chauffer sur mes coussins, mon lit. Mais je tiens bon, j’esquive sa griffe détendue et ce soir ne verra le jardin défendu.

    Silence !

    Loin de l’urbanité stérile et tapageuse, sous la lune j’observe l’ondée aventureuse, qui court vers le Jura, en un sanglot intime, et me glisse tout bas des mots d’amour infimes…

  • Qui sont ces gens, Monsieur ?

    Puisque nous étions janvier, et samedi de surcroît, le programme s'annonçait comme le soleil au dessus des Alpes et du stratus assoupi sur le Léman : limpide, évident, oui, tout allait donc de soi… Nous passerions en ville pour les soldes et leur triviale logique : plus crépiterait la caisse-enregistreuse, plus substantiels nos gains, féminin calcul incompréhensible à masculine arithmétique !

    Ce serait à Genève tout d’abord, quelques accessoires griffés, puis nous filerions « sur » France, comme on dit de ce côté du Jura, pour habiller Monsieur d’articles détaxés, il est si bon parfois, de vivre à l’étranger…

    Le sort n’a pas voulu, mon cher ami Flavius, que je quitte Genève pour aller plus loin ma bourse délier : de petits hommes jaunes aux casques flamboyants se sont soudain dressés sur ma route pressée ! À la foule surprise à l’entrée du parking ils souriaient sereins – feinte bien préparée ou flegme tout helvétique ? –, invitant les badauds à circuler « sans autre » et les autres… à patienter « seulement. »

    Sans autre ? Et de nos voitures, dans ce piège sous-lacustre, qu’adviendra-t-il ?

    L’émoi gagnait la foule alors que, de bouche en oreille, de surprise en frayeur, se propageait la nouvelle, aiguillon piquant au vif Genève et sa torpeur : le parking du Mont-Blanc brûle, le parking est en feu !

    Qui de vouloir le passage forcer, qui sans vergogne les hommes du feu soudain d’invectiver : la foule s’énervait malgré la bise et le grand froid sur les quais verglacés. Les pompiers pour autant ne se laissaient point troubler et les accès restaient clos, n’en déplaise aux passants !

    Devant la foule transie et une telle évidence, nous décidâmes donc de ne pas aller en France et retournâmes sur nos pas… nous irions donc au cinéma, avant d’aller vérifier plus tard si c’était notre voiture qui brûlait trois étages plus bas !

    KroniK
    Genève, 22 janvier 2006

  • 22 août 2005

    En ce lundi matin, les enfants du quartier ont retrouvé le chemin de l'école.

  • Peut-être la canicule, Monsieur ?

    Je ne sais ni ne veux vraiment savoir. Je veux simplement rester un instant auprès d’elle, à croire que cette tardive présence pourra lui apporter un hypothétique réconfort. Mais en fait, qui suis-je en train de réconforter en cet instant ? Elle ? Moi ?

    Ah Flavius, comment ne pas noter cette tristesse au fond du regard, cette silencieuse solitude, cette vie qui s’en va et vous abandonne un peu plus à chaque pas ? Sommes-nous donc si aveugles pour que la réalité du quotidien échappe ainsi à notre attention ?

    La voici maintenant, comme perdue, accrochant son regard vide à ce passé qui s’en est allé. Seule, encore plus seule qu’avant. Non pas d’avoir perdu la vie, non pas d’avoir été délaissée par les autres – il y a bien longtemps que les autres ne la voyaient plus – non, seule de l’avoir accompagné vers son dernier sommeil.

    Aujourd’hui, Mireille Zuffi à dû se résoudre à endormir pour toujours son brave et abondant teckel à poil ras.

    KroniK
    22 juin 2005

  • Ce n’est pas logique, n’est-ce pas, Monsieur ?

    L’homme fit irruption dans la cour de l’école, comme surgi de nulle part, et nul ne put affirmer d’où il venait vraiment. C’était la récréation et les enfants, têtes blondes, têtes brunes, regards bleus, regards noirs, autres et semblables, différents mais enfants, couraient, chantaient, sautaient, jouaient, vivaient…

    Les institutrices, au premier coup d’œil, comprirent le danger.

    « Allez, dit l’une en faisant de grands signes des bras, allez vite vous cacher. Je compte jusqu’à dix, dit l’autre, et ensuite, gare à celui que j'attrape ! » Une troisième ne put retenir ses larmes, une autre encore s’effondra à genoux.

    La dernière vint s’interposer devant le tueur cagoulé, bras en croix, regard tendu. D’un coup de crosse, elle fut vaincue. Tard ce soir-là, elle murmurait encore : « J’aurais préféré mourir, pourquoi moi, pourquoi eux ? Laissez-moi mourir, je vous en prie ! »

    L’homme, vous l’aurez compris, n’était pas là pour les adultes.

    Trois longues rafales, les cris, le sang qui jaillit, ces petits corps qui se disloquent, l’innocence châtiée par la folie d’un homme. Prestement, il disparut. On releva dix-sept cadavres d’enfants ce jour-là, quatre autres familles furent brisées autour de leurs bambins pour toujours handicapés, douze eurent à panser des blessures physiques et toute une génération fut décimée par le désarroi psychologique qui envahit le village ce jour-là.

    L’homme ne fut jamais identifié... Il court toujours.

    Mais il reçoit ce soir notre condamnation unanime, n’est-ce pas ?

    Pourtant, sur mon bureau, le dossier de Jean Ziegler, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation, affiche noir sur blanc : « Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de cinq ans meurt de faim. »

    Ne serions-nous point celui qui tient cette arme ?

    Ce n’est pas logique, n’est-ce pas, Monsieur ?

    KroniK

    11 avril 2005

  • Un soupçon de cognac, Monsieur ?

    Tu me tentes Flavius, et fait monter en moi cette nostalgie qui m’accompagne à chaque instant, comme ce bouquet de roses, posées sur mon bureau par ma compagne. Alcool des rois, je vais pourtant te délaisser pour les nectars d’ici, adieu raisin, bonjour William.

    Flavius, laissons-nous aller à une moitié-moitié !

    Tu me regardes, perplexe, s’agit-il d’une fondue ? Mais non, bien sûr : une part d’alcool de poire, une part de liqueur du même fruit, sur un lit de glaçons… et verre de tourner, et alcool de chanter, et glace de craquer : voilà, c’est prêt !

    Tu le portes à tes lèvres, vois c’est comme un baiser : fraîcheur de l’amour, chaleur de l’ivresse, comme le plus beau des transports ! Après ça, que Dieu m’emporte ou que l’on jette mon corps du haut d’un quai, paradis, enfer ou simplement fange du port, je m’en moque car je serai bien mort !

    KroniK

    10 avril 2005

  • Que dire à ces malades, Monsieur ?

    Devrions-nous leur dire que le monde recule, que face à leur santé, il n’y a que calculs ? Qu’ils ont été trahis et que leur vie bascule dans un univers perdu où la mort gesticule ?

    Devrions-nous pleurer, devant tant de souffrance et ces regards sans vie, symboles d’impuissance, toujours plus douloureux quand ce sont ceux de l’enfance, qu’à l’orée des villages, ils voient la mort qui danse ?

    Devrions-nous hurler, nous élever enfin, contre cette injustice en serrant nos deux poings, faire face, nous battre, modifier les destins de tous ceux que la mort attend à mi-chemin ?
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    Mais nous allons mentir, ravaler nos remords, dire que la science avance, que les journaux ont tort, qu’ils guériront bientôt, qu’un jour ils seront forts et qu’après la tourmente apparaîtra le port.

    Mais nous allons pleurer, blottis dans la pénombre, nos enfants qui s’en vont, perdus dans les décombres de leurs vies déchirées – ces navires qui sombrent… et la mort de sourire, cachée là-bas dans l’ombre.

    KroniK

    3 avril 2005


  • Vous dites ? Vous souhaitez mourir, Monsieur ?

    Ne te méprends donc point, Flavius, ce n’est pas là délire, ni l’envolée lyrique d’un poète maudit, et si un tel propos ne prêtait à sourire je dirais sans détour que je tiens à la vie.

    Mais je sais qu’ici bas règne une main faucheuse que l’on doit respecter et si sa face hideuse nous fait parfois trembler si dès potron-jaquet l’huis s’ouvre sans crier gare et ses gonds de grincer…

    Je ne choisirai pas, le destin fatidique se chargera pour moi de refermer le livre. Oui mais je ne veux pas d’une fin médiatique voyant des avocats, de quelconques juristes, qui voudraient décider devant des journalistes s’ils me laissent mourir, s’ils m’imposent de vivre.

    Non, Flavius, si la Camarde, seule, décide de ma mort, le choix de la vie ne revient qu’à moi, seul aussi, à raison ou à tort !

    Kronik

    28 mars 2005

  • Pourquoi cette colère, Monsieur ?

    Vois-tu Flavius, ce n’est point de la colère, mais plutôt de l’indignation, de la honte, de la tristesse mêlées. La colère est un choix, et généralement, à mes yeux, le plus mauvais des choix. Mais, au-delà de cette philosophie de la vie, laisse-moi plutôt te conter les raisons de ce regard noir qui barre ce soir mon visage.

    L’homme était assis, attablé dans la cuisine. Il devait être dix-neuf heures, dix-neuf heures trente. Visiblement, il était en colère, je le consens Flavius, mais nos parcours ne sont pas les mêmes, et je comprends et admets fort bien son courroux. Il tenait un bonnet de laine entre ses mains et ne cessait de le faire tourner nerveusement d’un côté, puis de l’autre. Il le rangeait tout à coup dans sa poche puis le sortait de nouveau, ébauchait un geste pour se lever, mais reprenait place lourdement.

    Dans la pièce, l’atmosphère n’était pas à la fête. Devant l’évier, son épouse faisait mine de poursuivre une interminable vaisselle, comme figée, comme si elle refusait de voir passer le temps. Ou plutôt pour éviter de lui faire face, le confronter, ou simplement croiser son regard.

    L’homme marmonnait dans sa barbe : « Jamais, jamais je n’ai rien demandé à qui que ce soit, jamais. Vingt ans, vingt ans que je travaille ici. Je suis un homme respectable. Jamais, jamais. »

    L’insupportable litanie se poursuivait, encore et encore, encore et toujours. L’homme hésitait, soupirait, fuyait le regard de sa femme tétanisée par l’angoisse, la colère, la souffrance de son homme.

    Pas un souffle. La vie était suspendue à sa décision.

    Soudain, un cri d’enfant vint troubler le silence. Un bébé s’était mis à pleurer dans une pièce adjacente. Cela fut comme le signal qu’il attendait. Il se leva d’un coup, enfonça son bonnet sur sa tête et sans un regard pour sa femme, il sortit.

    Au premier regard, la bénévole qui le vit entrer au Restau du Cœur de son quartier comprit qu’elle avait affaire à un nouveau venu…

    KroniK

    17 mars 2005

  • Quel est ce souffle, Monsieur ?

    Ce souffle ? C’est le chalet qui respire, mon bon Flavius. Il pressent l’arrivée du printemps.

    Regarde. Devant la face sud, celle qui s’ouvre sur le Léman, les Alpes et leur Mont-Blanc, primevères et crocus se frayent déjà un chemin au travers des derniers centimètres de neige, au pied des pommiers. Derrière, à l’ombre du chalet, sur la face nord, celle qui donne sur les bois d’Arzier et les pentes du Jura, les rosiers dorment encore, les pieds buttés de trente centimètres de glace bleutée.

    Sur le toit, plus rien, le soleil a déjà fait son œuvre.

    Alors le chalet respire, il reprend place. Loin le poids de la neige portée par la bise. N’entends-tu pas comme chaque nuit les madriers craquent, les solives gémissent. N’as-tu point remarqué comme certaines portes, qui ne fermaient plus depuis novembre, coulissent à nouveau librement sur leurs gonds ?

    C’est la fin de l’hiver, Flavius. Le chalet s’ébroue, à sa manière !

    Il sera bientôt temps pour nous de sortir de notre hivernale torpeur et de faire comme ces amis qui courent les capitales au bras de leurs conquêtes, profitant de l’ardeur retrouvée avec la venue du soleil.

    Le printemps est là, sortons de nos tanières !

    KroniK

    15 mars 2005



  • Monsieur, pourquoi ne contez-vous pas des histoires ?

    Ah, Flavius, voilà une question bien étrange mais il est vrai que je me la pose aussi parfois… J’imagine en effet des personnages et de leurs vies des franges que je tisse lentement entre mes doigts ; tel aurait une vie de bravoure et serait récompensé par son bon roi, tel serait un chef dont on savourerait les mets et les bons plats. Tel autre encore serait cette femme que l’on admire au fond d’un verre parfois lorsqu’on sait que notre flamme n’a aucune chance face au vent noroît…

    Tu vois, Flavius, ils sont là, ils m’entourent, il y en même un assis à ta place, oui, là et si je l’observe avec amusement et amour, c’est bien parce qu’il me ressemble, n’est-ce pas ? Que faire de cette immense famille qui m’accompagne à chaque instant, de ces multiples idées qui fourmillent et avec lesquelles je glisse sur la vie en riant ? Et bien vois-tu j’ai choisi ma route, je leur fabrique des estampes, des voyages en passagers clandestins dans les soutes de navires dont les capitaines ont la trempe, le courage, la fougue des héros d’antan.

    Pour eux je découvre une plage, me hisse sur un rocher et foule le temps, pour eux je me noie dans un orage, me mets à danser et vais en chantant. Pour eux je deviens solitaire nocturne et dialogue avec le firmament, pour eux je réinvente notre terre et rentre à la maison, tout simplement.

    C’est l’errance du poète, Flavius, que puis-je te dire de plus ? Je ne sais conter des histoires mais me console dans le noir en capturant la vie en quelques phrases quand vient le soir, tel un pêcheur et sa lanterne, qui enfin un poisson capture, une fille de joie sous sa poterne, ou peut-être une diseuse de bonne aventure. Et si comme eux je me contente de plaisirs fugaces, si je ne donne qu’un instant de bonheur, alors ici bas j’aurais malgré tout laissé ma trace, et cela me suffit bien pour l’heure…

    Car Flavius, je crois que c’est vraiment là mon chemin, que de philosopher avec toi jusqu’au petit matin, ce verre de vieux cognac à la main, en laissant ces personnages à leur destin.

    KroniK

    12 mars 2005



  • Vous vivez seul, Monsieur ?

    À ceux qui ont choisi cette voie...


    Lorsqu’en ces jours difficiles où tu ne crois plus à rien, tu erres, perdu, dans la ville et tu te demandes bien, si dans cette quête folle vers des rêves lointains, tu trouveras quelque chose ou resteras sans rien, il se peut que parfois, le hasard fasse bien les choses.

    C’est dans un détail, un instant, un pétale de rose, que soudain tu comprends que le chemin s’égare, que du sentier battu tu glisses sans crier gare vers des horizons perdus où ton espoir se pare, de mille feux de joie, tu avances, tu oses !

    Tu as choisi, c’est fait, mais les doutes sont là, te faut-il t’exposer, ouvrir ton cœur, voilà ! Une énigme, un défi, c’est ça, la vie est compliquée, et dès que l’on y croit, la peur peut nous bloquer et ainsi nous rester, à jamais, contraints au célibat.

    KroniK

    11 mars 2005



  • Quinze ans, Monsieur...

    Quinze ans, Flavius.

    Depuis ces faiblesses subites, ce corps soudain alangui, ce regard comme une fuite, ces membres lassés, sans vie.

    Dix ans, depuis ce bal néfaste, quatorze juillet perdu qui, en lieu de fête et de ses fastes, me trouva errant dans une salle des pas perdus.

    Cri, syncope, chute. Ambulance, lumières brutes. Hôpital, CHU. Parfois, nous n´en pouvions plus.

    Puis hier ce message...

    Ce fut une très longue route, avec ses attentes, ses espoirs, ses doutes. Mais toujours avancer, avancer coûte que coûte.

    Bien sûr, ce fut une route de souffrance et de chairs blessées par l´outil, seringues dans des veines fouillées à outrance, drogues qui laissaient ton corps meurtri.

    Puis hier ce sourire...

    Surtout il y eut tes rires, sans cesse comme un chant à la vie, forte et droite à la proue du navire, icône magnifique, malgré les assauts de la maladie.

    Quinze ans, Flavius.

    Résumé en quelques lignes d´un combat sans merci, bien plus que ces mots que j´aligne vaut le regard de ce médecin qui sourit :

    "Madame, je crois que vous n´aurez plus besoin de moi, ma tâche est accomplie. Madame, vous êtes guérie."

    Ma Dame, ma brune, pour la vie, merci.

    KroniK

    Buenos Aires, 5 mars 2005



  • C'est dimanche, Monsieur.

    Ma brune dort.

    Après le tourbillon de la milonga, les talons hauts, les joues fardées, les hommes cravatés au regard sombre, le rouge et le noir mêlés, tradition des couleurs de la nuit argentine, le corps aspire à la sérénité d’un matin neuf.

    Le chalet, lui-aussi, sommeille.

    Comme assoupi, il rit au chaton noir et blanc qui, téméraire, poursuit un merle, d’un bond accroche une branche en croyant happer sa proie et reçoit, ultime humiliation, mille frimas et flocons ouatés qui d’un coup se décrochent et chutent tout autour de lui dans un bâillement étouffé. Il s’enfuit en zigzags imprécis vers le havre des jambes de sa maîtresse.

    Je suis serein.

    Le café dans la tasse chauffe mes mains qui, paysan attablé au meuble massif d’une cuisine ancienne, me rappellent des souvenirs de campagne oubliée et d’origines enfouies dans nos mémoires citadines. Suis-je fils de marin, d’artisan, de laboureur ?

    L’incertitude ne me trouble pas.

    Comme le chat surpris par la neige, je m’ébroue, me lève, quitte mon siège face à l’alpe et au Mont-Blanc. J’ai pris ma décision.

    Je vais reprendre un café.

    KroniK
    20 février 2005