19/06/2008
19 juin
Au retour du voyage, l'Arbre est toujours là, présence indispensable à trouver mon chez-moi. Mais la surprise est grande car l'Arbre n'est plus seul. Et c'est le blé dansant qui bruisse devant moi, annonce de l'été qui s'en vient peu à peu...


12:25 Publié dans Chroniques des Dryades | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature
03/03/2008
3 mars 2008
Et c’est un vent malin qui l’âtre fait frémir et les arbres là-bas, doucement de gémir, la nuit est bien présente, elle m’entoure sereine quand mon esprit se perd, murmurant des poèmes.
Un chat noir me poursuit, assiduité caline, il se laisse choyer, hypocrisie féline car il voudrait entrer au royaume interdit et venir se chauffer sur mes coussins, mon lit. Mais je tiens bon, j’esquive sa griffe détendue et ce soir ne verra le jardin défendu.
Silence !
Loin de l’urbanité stérile et tapageuse, sous la lune j’observe l’ondée aventureuse, qui court vers le Jura, en un sanglot intime, et me glisse tout bas des mots d’amour infimes…
22:43 Publié dans Chroniques des Dryades, Quotidiennes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22/01/2006
Qui sont ces gens, Monsieur ?
Puisque nous étions janvier, et samedi de surcroît, le programme s'annonçait comme le soleil au dessus des Alpes et du stratus assoupi sur le Léman : limpide, évident, oui, tout allait donc de soi… Nous passerions en ville pour les soldes et leur triviale logique : plus crépiterait la caisse-enregistreuse, plus substantiels nos gains, féminin calcul incompréhensible à masculine arithmétique !
Ce serait à Genève tout d’abord, quelques accessoires griffés, puis nous filerions « sur » France, comme on dit de ce côté du Jura, pour habiller Monsieur d’articles détaxés, il est si bon parfois, de vivre à l’étranger…
Le sort n’a pas voulu, mon cher ami Flavius, que je quitte Genève pour aller plus loin ma bourse délier : de petits hommes jaunes aux casques flamboyants se sont soudain dressés sur ma route pressée ! À la foule surprise à l’entrée du parking ils souriaient sereins – feinte bien préparée ou flegme tout helvétique ? –, invitant les badauds à circuler « sans autre » et les autres… à patienter « seulement. »
Sans autre ? Et de nos voitures, dans ce piège sous-lacustre, qu’adviendra-t-il ?
L’émoi gagnait la foule alors que, de bouche en oreille, de surprise en frayeur, se propageait la nouvelle, aiguillon piquant au vif Genève et sa torpeur : le parking du Mont-Blanc brûle, le parking est en feu !
Qui de vouloir le passage forcer, qui sans vergogne les hommes du feu soudain d’invectiver : la foule s’énervait malgré la bise et le grand froid sur les quais verglacés. Les pompiers pour autant ne se laissaient point troubler et les accès restaient clos, n’en déplaise aux passants !
Devant la foule transie et une telle évidence, nous décidâmes donc de ne pas aller en France et retournâmes sur nos pas… nous irions donc au cinéma, avant d’aller vérifier plus tard si c’était notre voiture qui brûlait trois étages plus bas !
KroniK
Genève, 22 janvier 2006
12:36 Publié dans Chroniques des Dryades | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
22/08/2005
22 août 2005
En ce lundi matin, les enfants du quartier ont retrouvé le chemin de l'école.
23:33 Publié dans Chroniques des Dryades | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
22/06/2005
Peut-être la canicule, Monsieur ?
Je ne sais ni ne veux vraiment savoir. Je veux simplement rester un instant auprès d’elle, à croire que cette tardive présence pourra lui apporter un hypothétique réconfort. Mais en fait, qui suis-je en train de réconforter en cet instant ? Elle ? Moi ?
Ah Flavius, comment ne pas noter cette tristesse au fond du regard, cette silencieuse solitude, cette vie qui s’en va et vous abandonne un peu plus à chaque pas ? Sommes-nous donc si aveugles pour que la réalité du quotidien échappe ainsi à notre attention ?
La voici maintenant, comme perdue, accrochant son regard vide à ce passé qui s’en est allé. Seule, encore plus seule qu’avant. Non pas d’avoir perdu la vie, non pas d’avoir été délaissée par les autres – il y a bien longtemps que les autres ne la voyaient plus – non, seule de l’avoir accompagné vers son dernier sommeil.
Aujourd’hui, Mireille Zuffi à dû se résoudre à endormir pour toujours son brave et abondant teckel à poil ras.
KroniK
22 juin 2005
23:30 Publié dans Chroniques des Dryades | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note









