15/12/2009
14 décembre (2)

On les reconnaît de suite, à ces dents qui leur manquent, à leur peau trop hâlée, tannée par le soleil, aux chariots qu'ils trimballent, comme uniques trésors, aux regards effrayés par la rousse en maraude, aux oripeaux informes, aux chemises trop courtes, aux chaussures trouées, aux vêtements sans nom.
On s'écarte bien vite de l'odeur de la nuit, des couchages indignes, macadam dur et froid. On plisse le regard, et le nez et puis l'âme, à la vue de celui qui froisse le confort de nos vies si paisibles. La pisse et la sueur qui nous font reculer et changer de trottoir, sont leur lot quotidien.
J'ai, tu as, il n'a pas. Nous avons, vous avez, ils n'ont pas.
D'argent, de logis, de travail, de famille. À manger, dignement. À aimer, simplement. A vivre, comme avant ? À boire, ils ont trop. Regarde cet ivrogne ! C'est pour cà, qu'il git là... À juger on se prend, pour ne plus avoir peur.
On les reconnaît de suite, à tout ce qu'ils n'ont pas, à ce qu'ils ont en trop, les pauvres...
Buenos Aires 2009: 30% des argentins vivent sous le seuil de pauvreté. Ce chiffre a doublé en 10 ans. Hier, la famille Kirchner a annoncé que son patrimoine avait augmenté de 158% pendant leur mandat présidentiel.
01:19 Publié dans Chemins de vie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note











Commentaires
Ecrit par : mamita | 15/12/2009
Ecrit par : roger de Monique | 15/12/2009
Ecrit par : helene | 17/12/2009
Ecrit par : mamita | 20/12/2009
Bisous
Ecrit par : mamita | 31/12/2009
Ecrit par : mamabéné | 31/12/2009
christian,patricia et les garçons !!!!
Ecrit par : mamabéné | 01/01/2010
Ecrit par : le Pierrot | 01/01/2010
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