07/12/2009
7 décembre
C'est une grande salle travaillée à l'ancienne aux colonnes dressées de facture italienne, un carré harmonieux à la grandeur lassée par un siècle d'usure et un trop lourd passé qui nous attend dimanche non loin dans le quartier.
Le poids des ans est là et le danseur courbé, le geste moins précis, le pas précipité. La danseuse recherche ce vestige oublié, la splendeur des années où elle triomphait, son sourire éclatant sur profond décolleté...
S'ils ont le pas trop gourd, le coeur est plus léger, ils sourient à la ronde comme des écoliers ce jour de premier bal, de première récré, tropical ou tango, les rythmes surannés, les poussent vers la piste, et filles de tourner.
Un peu de leur histoire, hier j'ai visité, dans ce bal populaire, aux saveurs oubliées, il est bon de savoir ce qu'ils ont traversé, ces anciens, ces anciennes avec qui j'ai dansé, disons j'ai discuté, disons j'ai partagé...
16:13 Publié dans Au jour le jour, Chroniques ¡Tango! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie;littérature;nostalgie











Commentaires
Écrit par : martine | 07/12/2009
Écrit par : hélène | 08/12/2009
Écrit par : mamita | 08/12/2009
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