02/12/2009
2 décembre

Elles sont alignées comme des enfants sages alors que dans leur coeur gronde un puissant orage contre un miroir sans fin qui renvoie leurs images, violon, viole, piano, bandonéon sauvages...
Ils sont très élégants, d'autres moins habillés, mais comme les danseuses, tout aussi alignés, faisant face à ces dames comme un mâle reflet de leur passion commune, s'enlacer et danser...
Ce n'est pas à Corrientes, son 3-4-1 fameux, mais bien à Maipu, par un mardi pluvieux, que nous dansâmes hier sous les regards curieux d'une foule en colère, manisfestants furieux.

Quand la rue noire crie, assourdissants tambours, quand le peuple s'éveille pour réclamer secours, quel étrange spectacle que les trois petits tours, de couples arrachés à la vie... pour l'amour.
Pourtant à l'unisson battent les coeurs portègnes et c'est un même sang qui coule dans leurs veines, si l'un exprime hurlant son malheur, sa déveine, l'autre avoue en dansant, l'infini de ses peines.
Kronik, 1er décembre 2009 (Buenos Aires)
12:25 Publié dans Au jour le jour, Chroniques ¡Tango! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note











Commentaires
Ecrit par : roger de monique | 02/12/2009
Ecrit par : hélène | 02/12/2009
moins d'enchantement pour d'autres qui se battent pour demander que s'améliorent leur condition
bisous à tous
Ecrit par : mamita | 03/12/2009
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