01/12/2009
1er décembre 2009

Les passagers anxieux se pressent à la frontière, insectes attirés par autant de lumière. Les gardes nous observent, nous sommes tous coupables, criminels dépravés, armes dans nos cartables! La porte s'ouvre enfin et enfin nous libère, comme si en ce matin, nous fuyions la misère...
La nef s'est élevée par dessus la grisaille, arracha le stratus dans un cri de douleur. En ce lundi matin la pluie mélée de neige faisais courber le dos aux passant de Genève mais par-dessus les cieux c'est un soleil sans faille qui decouvrait un ciel aux multiples couleurs.
Les heures s'égrenaient en une longue attente, rythmée par les sourires des hommes d'équipages, hôtesses empressées, délicates servantes, qui sans cesse portaient des plateaux de breuvages pour nous faire oublier l'espace d'un instant, qu'il est bien difficile de quitter son présent.
Puis une côte au loin, des musiques latines, les sièges relevés, une voix en sourdine, un long serpent marin s'enfonce dans les terres, Rio de la Plata, le port de Buenos Aires... Voilà un bon voyage qui commence ce jour, je m'affaire joyeux à revoir mon amour !
13:12 Publié dans Au jour le jour, Chroniques ¡Tango! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note










Commentaires
Écrit par : roger de monique | 01/12/2009
Écrit par : mamabéné | 01/12/2009
La Brune n'est pas encore là... je suis deux jours tout seul (avec Roger, Monique, Hélène quand même !) à BUenos Aires et je vais l'accueillir jeudi matin à l'aéroport... si elle passe la douane (la colombienne !)
Écrit par : KroniK | 01/12/2009
j'ais beaucoup aimé ta façon d'appeler ta "petite soeur" hermanita bisous bonne milonga amitiés à vos amis
Écrit par : mamita | 02/12/2009
Écrire un commentaire