16/04/2009
16 avril
Photo Iris
Comme un bout de rocher arraché au rivage, la vierge qui sourit pour pleurer les naufrages, le marin qui périt malgré tout son courage, il a vécu ici la fin de son voyage. Le grand phare voisin conte la même histoire, celle de ces marins qui ont fait notre histoire, celle des baleiniers dépeints dans les grimoires, dont les écus anciens conservent la mémoire.
Comme un bout de soleil arraché à la plage, et la mouette qui crie à la fin de l'orage, et les enfants qui jouent, et les amours volages, je les voie et les aime, morceaux du paysage. L'estran a conservé l'empreinte de nos pas, je sens encore ici la force de ton bras, quand nous marchions ensemble les yeux rivés là-bas, vers l'horizon magique, celui qu'on n'atteint pas.
Comme un bout de rocher arraché au rivage, la vierge me sourit, j'étais un enfant sage, malgré toutes mes peurs, marchant avec courage, je viendrai vivre ici, la fin de mon voyage. Le phare éclairera l'empreinte de mes pas, je glisserai serein vers l'horizon là-bas, tu m'accompagneras, je laisserai ton bras, vers l'horizon magique, celui qu'on n'atteint pas.
09:52 Publié dans Murmures nomades | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, voyages












Commentaires
Écrit par : Georges | 16/04/2009
Écrit par : mamabéné | 17/04/2009
Écrit par : tc | 17/04/2009
Écrit par : Nelson | 18/04/2009
Écrit par : hélène | 18/04/2009
Écrit par : KroniK | 20/04/2009
Écrit par : ellesurlalune | 23/04/2009
Écrit par : mamita | 28/04/2009
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