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  • Pourquoi cette nouvelle route, Monsieur ?

    Pourquoi cette nouvelle route, Monsieur ?

    La tâche semble aride, le futur incertain mais il est délicieux de forger son destin. J'ai retroussé mes manches de rond-de-cuir zélé, j'ai repoussé ma chaise, me suis mis à penser. Quel est cette question qui mon esprit taraude lorsque dans le silence mon âme part en maraude ? Quelle terre inconnue voudrais-je explorer qui me pousse soudain à m'asseoir, étudier ?

    Le champ de ma recherche n'est pas bien établi et rien jusqu'à ce jour ne m'éveille la nuit. Si j'ai identifié en partie le domaine ce n'est pas là vraiment que je vois le problème ! La question est ailleurs, elle est dans l'héritage, dans la trace laissée alors qu'avance l'âge... Je voudrais tant transmettre à d'autres pour demain, le savoir collecté au long de mon chemin.

    Mon cher Flavius tu sais que forçant la nature j'ai fait de toi un fils, une progéniture mais aujourd'hui je veux retrouver les vivants et enseigner demain à de vrais étudiants. Voilà pourquoi tantôt sur les bancs d'une école j'ai pris à bras-le-corps une idée un peu folle et me suis engagé bientôt à exceller pour au bout de la route transmettre, accompagner...

    KroniK

    27 novembre 2008

  • Vous semblez bien joyeux, Monsieur !

    Vous semblez bien joyeux, Monsieur !

    C'est qu'en un jour, un souffle, j'ai changé d'univers. Hier encore mes pas traversaient un hiver. Ma chair se souvenait d'une ancienne blessure, d'un coup d'épée violent transperçant mon armure. Mais les choses ont changé, au réveil, ce matin. Mon esprit délivré s'est tourné vers demain, le passé oublié, disparu, si lointain. Dans le regard radieux de mon amour, ma Brune, je ne vois plus glisser ce nuage de brume, tristesse contenue, délicate empathie à mon malheur celé, main tendue dans ma nuit, salvatrice, éclairée.

    Blessé je suis, qu'importe, mes amis me soutiennent ! Qui ne souffre de maux, qui n'a connu de peines ?

    Dans les neiges iséroises, j'ai trouvé une porte. Je m'y suis engouffré: c'est une auberge accorte qui se présente à moi, regard émerveillé. D'autres font comme moi et franchissent le pas, nouveaux clients comblés devant les mets, les plats, qu'une brigade alerte pour nous a préparés. Rien à manger pourtant, ici la nourriture est faite pour l'esprit, car c'est là la nature de l'établissement qui m'accueille extasié.

    Cher Flavius ce matin, j'ai retrouvé la joie. Sur les bancs d'une classe j'ai posé mon cartable. J'ai sorti mon cahier, verrouillé mon portable, j'ai levé le regard, dans la voix de l'émoi. Le chemin sera long, qui mène à ce savoir, mais je n'ai pas peur tu sais de travailler le soir ! Tu seras là bien sûr, comme le fait ma Brune, pour marcher près de moi, partager ma fortune. Souhaite-moi bonne chance, courage tout autant, je change d'uniforme, me voici étudiant !

    KroniK

    24 novembre 2008

  • Solitude

    L'Arbre est seul... À tout le moins est-ce là ce qu'il pense, planté au milieu de ce pré qui n'en finit pas de se traîner jusqu'à l'hiver...

    Mais que sait-il de l'hiver ? Que perçoit-il du pré ?

    Peut-être n'a-t-il même pas remarqué le départ des troupeaux... Ou peut-être est-il soulagé de ne plus voir ses feuilles arrachées par ces langues râpeuses ?

    Me le dira-t-il un jour ?

    Il n'est pas bavard ces temps. Il attend. Qu'attend-il ?

    Mario, peut-être ? Inextricablement empêtré dans une histoire de télévisions qu'on empile, dépile, mutile...

    L'hiver gagne peu à peu ma pensée !

  • Je marche

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    Je marche, donc... Et ce cheminement m'apaise, comme un troupeau serein, mené au pas du berger, au rythme du temps, au son des cloches qui tintinnabulent sans savoir quelle sera la prochaine note, le pas suivant...

  • Cheminement

    Marche lentement... Tu progresseras bien assez vite vers ta destination, et combien plus vite sur ton chemin intérieur !

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    Photo Louis-Paul