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  • 26 février

    Sept heures déjà sonnent au clocher du village mais je m’emmitoufle encore au fond du lit douillet, à mes rêves s’accrochent des bribes de voyage et ma Brune discrète fredonne un chant léger.

    Sept heures déjà sonnent, je m’agrippe au sommeil, de la cuisine monte un doux parfum de thé. Puis peu à peu j’étire mon corps vers le réveil et un dernier effort… je suis enfin levé !

  • 24 février

    Cette ville ne se nourrirait-elle que de poussière et de bruit ? Chaleur, chaos, tumulte semblent les maîtres mots. Dans le trafic exsangue j’attends, je peste et je m’ennuie, quelle mission m’oblige à souffrir de tels maux ?

    Au loin les pyramides ne sont que souvenirs, je les vois mais le temps me happe sans pitié, on me pousse, m’entraîne, on m’oblige à courir, l’équipage, dépassé, à hue et à diane cesse de tirer…

    Et puis soudain, image d’Epinal, comme une oasis lointaine, une porte s’efface et dévoile un palais… Je vais vers l’inconnu, une émotion certaine me pousse à accepter cette sérénité.

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    Visite du Palais de Mohammed Ali, Le Caire, Egypte.

  • 15 février - À Philippe

    Tu m’as prêté ta guitare, je t’ai offert ma voix, tu voulais un peu d’espoir, tu souhaitais un chant de joie. Tu connus les grands du monde et la foule des grands soirs puis des douleurs bien plus sombres lorsqu’on pleure dans le noir.

    J’ai tissé deux-trois arpèges sur un rythme du grand Georges, j’ai oublié mon solfège, les mots sont restés dans ma gorge mais j’ai fait un grand sourire, le courage m’est revenu et de larmes en soupirs, je crois que tu m’as entendu.

    Un grand homme s’est levé pour danser à ta mémoire et sa blonde l’accompagnait pour combler son mal estar, ils ont fait trois pas intenses en tournant autour de toi, nous les suivions dans la danse, en priant, priant pour toi.

    J’ai reposé la guitare et je n’avais plus de voix, mais j’ai bien trouvé l’espoir si j’attends encore la joie. Demain je courrai la planète mon chemin s’en va là-bas, au retour de cette quête, j’irai saluer ton papa.

  • 11 février - À Roger...

    Dans l’eau de la claire fontaine
    Elle se baignait toute nue
    Une saute de vent soudaine
    Jeta ses habits dans les nues

    Mes poings qui se serrent
    Mes doigts déjà en sang
    Mais je suis sincère
    Mais j’entends…

    En détresse elle me fit signe
    Pour la vêtir d’aller chercher
    Des monceaux de feuilles de vigne
    Fleurs de lys ou fleurs d’oranger

    Un homme en transe
    Un homme qui crie
    Un homme danse
    Un homme qui…

    Avec des pétales de rose
    Un bout de corsage lui fit
    Mais la belle n’était pas grosse
    Une seule rose a suffi

    En criant il revoit son enfant
    En pleurant il lui parle pourtant
    En dansant il écoute mon chant
    En priant Dieu qu’il fit du vent…

  • 10 février

    Mon pas est las, ma valise lourde, au front comme une douleur sourde. Le voyage, trop long, trop loin, trop solitaire chemin. Comme un vide qui vous prend, vous happe en un instant. Comme une chute sans contrôle, comme un danger qui vous frôle. Ma tête est là, mon corps ici, entre le soleil et la nuit…

    Et puis soudain une image, au détour d’un virage. Et je me sens bien, enfin !

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    J’aime alors les retours, lorsque je retrouve l’amour. Et je souris à la lune quand m’enlace ma Brune.

  • 8 février

    Les coquettes se pressent, alignements de coeurs à prendre le temps d'une tanda. Sous les miroirs dans lesquels les chasseurs d'un soir s'observent, elles font face à la piste et à la porte, prêtes à décocher oeillades et sourires entendus, clefs d'une éventuelle invitation.

    Le ballet silencieux du cabezeo, prélude à celui des pas sur la piste, n'en est pas moins un intense rituel. Prélude à l'amour fugace de la danse, il fait et défait ces couples éphémères qui se lanceront dans un instant.

    Un salut à 444 Maipú.

  • 7 février

    Une fois de plus, la magie opère... Buenos Aires m'entraîne vers sa nuit brumeuse, parmi les filles du port, les marins éméchés, les commerçants affairés... et ces portègnes lassés par avance par la médiocrité feinte de la capitale fédérale, qu'ils observent de leur regard sombre d'acteurs impuissants (à ce qu'ils disent !)

    Un élan parfois les éveille, les tire de leur torpeur, lorsque paraît sur les écrans multiprésents l'image de cette première dame devenue présidente. Mais la moiteur fait rapidement son oeuvre et la torpeur regagne la cité.

    Ah. Buenos Aires, tu m'as vaincu de nouveau !