05/09/2007

Où es-tu ? [24]

[épisode précédent]

Il n’y eut pas d’embardée, pas de crissement de pneus, il n’y eut même pas un changement de revêtement qu’elle aurait pu noter. La voiture s’arrêta simplement. Du fait du changement de vitesse, son corps se tassa un peu plus contre la partie antérieure du coffre, puis vint rouler de nouveau dans sa position initiale lorsque la voiture fut à l’arrêt complet.

Elle nota néanmoins que deux portières claquaient, mais cela n’avait rien de surprenant, en ce sens qu’elle avait bien été enlevée par deux hommes, tellement sûrs de leur coup qu’ils n’avaient même pas pris la peine de cacher leurs visages.

Ils avaient déboulé tout à coup dans la chambre, alors qu’elle était assoupie. S’ils n’avaient fait autant de bruit, elle n’aurait peut-être pas remarqué leur présence. Mais se réveiller brusquement n’avait aidé en rien : ils avaient été tellement rapides qu’elle n’avait même pas eu le temps de crier, ni de se défendre.

Ils l’avaient baillonnée et assommée – devait-elle dire chimiquement ? –, au moyen d’un vaporisateur dont ils s’étaient servis pour lui faire inhaler un gaz qui lui avait fait perdre connaissance presque instantanément. Elle n’était revenue à elle qu’en entendant la sonnerie de son téléphone mobile, qui l’avait peu à peu tirée de son artificielle torpeur.

Elle avait réussi à retirer son baillon sans difficulté et à parler à Mario : ouf ! son ange gardien semblait encore veiller sur elle… Mais que signifiait ce rapt ? Qui pouvait lui en vouloir au point de l’enfermer sans ménagement dans un coffre de voiture ?

Elle allait peut-être le savoir bientôt. Elle venait en effet d’entendre un bruit de pas. Quelqu’un s’approchait. Un instant plus tard, le coffre s’ouvrit. Aveuglée, elle ferma les yeux par réflexe. Celui qui s’était approché se retourna vers une personne qu’elle ne pouvait apercevoir.

- Elle est encore dans les vaps !

- Secoue-là un peu, elle devrait se réveiller sans problème.

Elle était abasourdie : ces hommes parlaient en français. Une solide poigne la saisit alors par le bras. Elle ne put tergiverser plus longtemps.

- Hé, réveille-toi !

Elle ne se fit pas prier, tant l’homme lui malaxait la chair et les os au travers de l’étoffe qu’elle portait.

- Où suis-je ? Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ?

- D’abord, que tu te taises, sinon je referme ce coffre et tu y passeras la nuit entière !

Elle maugréa mais se montra docile. Elle ne voulait pas que qui que ce soit reste trop près de ce coffre, au fond duquel elle avait soigneusement caché son téléphone. Elle se dirigea spontanément vers le deuxième homme, laissant l’autre planté là.

Arrivé sur le palier, le deuxième sbire fit une courbette protocolaire, visiblement ravi par son propre humour, et lui indiqua une grande porte-fenêtre, ouverte sur la cour.

Elle entra… et eut aussitôt le souffle coupé.

- Vous ?

[à suivre]

Commentaires

Cha alors !!!! mais qui c'est y ???? tu vas nous tenir en haleine encore longtemps ??? Je pars lundi. J'espère avoir quelques instants pour aller jusqu'à Ithur burua. Mais ça va, une fois encore, être la course !!!!

Écrit par : kipik | 05/09/2007

Elle va être pleine de bleus la " pôvre ", je suis comme Kipik j'attend la fin avec impatiente Bisous du jeudi

Écrit par : mamita | 06/09/2007

et... je trépigne en attendant la suite et en rêvant d'un Kronik qui travaillerait... à mi-temps !!!

Écrit par : hélène | 06/09/2007

Oui, moi aussi j'aimerais un Kronik avec du temps pour écrire, ce n'est pas le cas et nous languissons de connaître la suite. QUI C'EST???

Écrit par : roger de Monique | 06/09/2007

Oui, moi aussi j'aimerais un Kronik avec du temps pour écrire, ce n'est pas le cas et nous languissons de connaître la suite. QUI C'EST???

Écrit par : roger de Monique | 06/09/2007

quel suspense !!!!

Écrit par : hélène | 07/09/2007

Écrire un commentaire