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  • Rentre, il est tard ! [18]

    [épisode précédent]

    Introuvable. Voilà une heure que les policiers tournaient en rond, après avoir vainement tenté de rattraper le fugitif.

    - Si vous voulez mon avis, Commissaire, ce type est du coin, et depuis longtemps.

    - Ouais, mais on va tout de même pas organiser une fouille de toutes les maisons de Plougasnou et des environs, quand même…

    - On pourrait au moins faire le tour des popotes. Pourquoi n’iriez-vous pas au Café du Port. Vous seriez surpris d’entendre tout ce que les gens racontent.

    - Et peut-être même d’écouter entre les lignes ce qu’ils ne racontent pas.

    - Après tout, on ne peut rien faire sur place tant que les gars de la scientifique non pas fini leurs relevés. Et vu le capharnaüm, ils en ont pour un moment. Vous avez raison les gars, je vais aller boire une bonne pression.

    - Pas trop d’alcool quand même, Commissaire, vous êtes encore en service !

    Il poussa la porte du Café du Port. Les conversations n’en furent pas le moins du monde dérangées. Il comprit qu’à cette heure-là, il y avait encore une grande majorité de touristes. Il n’apprendrait rien.

    Il avait laissé sa voiture à la gendarmerie. Il décida de faire quelques pas le long de la plage. Cela lui permettrait peut-être de remettre un peu d’ordre dans ses idées… Levant les yeux, il aperçut Geneviève, étendue sur la plage. Un frisson le parcourut, mais il n’avait pas froid.

    Il cligna des yeux, comme ébloui par le soleil. Lorsqu’il les ouvrit, il lut la terreur dans le regard des gens qui lui faisaient face. En entendant un bruit de moteur derrière lui, il comprit qu’il devait courir, ce qu’il fit, tout en dégainant son arme.

    Il fit un bond sur le côté, tout en essayant de se retourner, juste à temps pour voir passer la voiture qui lui avait foncé dessus. C’était celle qu’il avait vue chez Marianne Loupiac. Il voulut tirer mais renonça : la promenade de la plage était noire de monde et l’agitation assez grande comme ça.

    Ivre de colère et d’impuissance, il fit demi-tour pour retourner au Café du Port.

    - Un cognac, à cette heure-ci, Commissaire ? C’est pas bien raisonnable… C’est parce que l’ex de la fleuriste a voulu vous estampiller sur la plage que vous êtes nerveux ?

    - L’ex ? Vous connaissez le gars qui m’a foncé dessus ?

    - C’est clair, Commissaire. Ici, tout le monde se connaît !

    [à suivre]

  • Rentre, il est tard ! [17]

    [épisode précédent]

    - Il n’y a plus de doute, le meurtrier était bien ici. Bon, on arrête tout et on attend le labo, avec les questions suivantes. Quand ces tableaux ont-ils été peints ? Avant ou après la mort des victimes ? Ont-ils été peints ici ou tout cela n’est-il qu’une mise en scène ? Quid de l’autre victime ?

    - Chef !

    La voix venait de l’extérieur. LeDip sortit par la véranda, dont une porte était ouverte, vers le jardin.

    - Qui a-t-il ?

    - Il y a un tableau de l’autre victime ici. Il y a un autre atelier dans cet abri de jardin.

    - C’est bien lui. Avez-vous trouvé des indices particuliers ?

    - Non, mais cela ressemble à une mise en scène. Je n’ose pas dire une nature morte…

    - C’est vrai. On dirait que tout ceci a été préparé pour nous. Dites, c’est vous qui avez ouvert la porte de la véranda ?

    - Non, j’ai fait le tour par le jardin.

    - Pourtant, il n’y a pas longtemps que cette porte est ouverte. Il n’y a pas un insecte à l’intérieur. Et avec la journée orageuse que nous avons, et tous ces pots de fleurs, on sent les roses jusqu’ici, il devrait y avoir des mouches et des abeilles.

    - Justement, j’avais l’impression que quelqu’un m’observait pendant que je faisais le tour de la maison.

    - Non de Dieu, il doit être dans les parages !

    Comme pour faire écho à ces paroles, un moteur de voiture se fit soudain entendre, d’abord étouffé, puis croissant.

    - C’est la porte du garage qui s’ouvre ! Elle doit être électrique.

    Ils bondirent vers le garage, pour manquer de se faire renverser par une voiture qui démarra en trombe sous leur nez.

    - Le Guirec, on le prend en chasse. Appeler la gendarmerie que l’on place des barrages le plus vite possible !

    LeDip hurlait à s’en époumoner… La confusion était à son comble. Le suspect leur filait entre les doigts. Mais il ne pensait pas s’en tirer aussi facilement. LeDip se lança à sa poursuite avec le reste de la brigade.

    [à suivre]

  • Salon du livre de Genève

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    Chers amis de l'action, de la littérature, de la poésie,
    Chers amis de l'errance nostalgique, de la découverte passionnée, de la rêverie bucolique,
    Chers amis du verbe, du mot, du regard, du toucher, des perceptions et des images,
    Chers amis qui celez au fond de vous tous ces sentiments formidables !

    Chers amis de Flavius et KroniK,

    à l'occasion du 21ème Salon international du livre et de la presse qui se déroulera à Geneva-Palexpo du mercredi 2 au dimanche 6 mai 2007, KroniK aura le plaisir de vous accueillir pour une séance de dédicace sur le stand de son éditeur Publibook (à l'angle du Boulevard Colette et de la Rue Balzac) lors de la nocturne du vendredi 4 mai entre 18h30 et 21h30.

    Venez nombreux pour dialoguer avec l'auteur, partager un moment d'émotion, écouter un tango, une valse, une milonga, admirer les couples de danseurs d'almaTango qui accompagneront notre KroniK, feuilleter quelques belles pages, et respirer l'émotion de la poésie !

    Nous vous y attendrons avec fougue... et patience !

    Flavius et KroniK

  • PF#68

    Lorsque viendra l'heure des quatre vérités, n'hésite pas, mais n'en oublie pas moins la douceur. À quoi bon la violence, lorsque la flèche va droit au coeur ?

  • PF#67

    On se bat trop souvent pour être premier, pas assez pour devenir meilleur.

  • Rentre, il est tard ! [16]

    En raison de l'absence prolongée de l'auteur, nous jugeons utile de vous présenter un :

    Résumé des épisodes précédents

    Le Commissaire LeDip a été appelé sur une affaire sordide. Deux cadavres décapités, ceux d’un homme et d’une femme, ont été découverts sur la Côte de granit rose, corps et têtes échangés. Pour l’heure, rien ne mène vers un meurtrier qui se joue des forces de police… et leur envoie des fleurs, par l’intermédiaire de l’accorte Geneviève, fleuriste à Plougasnou. Deux maigres pistes seulement : le meurtrier a utilisé de la colle de peau, un produit fréquent chez les artistes peintres et la victime féminine vient d’être identifiée : il s’agirait d’une enseignante du nord de la France.


    - Commissaire ! La victime, Marianne Loupiac, possède une résidence familiale à quelques kilomètres d’ici ! Loupiac est son nom de jeune fille, mais elle était la veuve d’un enseignant d’origine bretonne.

    - Et où se trouve la résidence en question ?

    - À Saint-Jean-du-Doigt. Juste à la sortie de Plougasnou. C’est un peu isolé.

    - On y va !

    La maison était en effet assez retirée, à l’écart de la route. LeDip et ses hommes, deux voitures, s’engagèrent dans la cour. Tout semblait calme…

    LeDip s’approcha de la porte d’entrée, sonna… pas de réponse. Il actionna la poignée : la porte était ouverte. Il entra, se tournant vers Le Guirec :

    - On n’aura pas besoin des serruriers. C’est ouvert. Mais ne touchez à rien avant l’arrivée du labo.

    - Tenez, Commissaire, j’ai amené des gants de latex.

    - Prévoyant ! Mais essayez de…

    - Nom de Dieu !

    Ce qui avait été très certainement le salon-salle à manger était devenu une sorte d’atelier de peinture sanctuaire. Tous les éléments d’un local de travail d’un peintre étaient réunis : chevalet, estrade pour situer un modèle, palettes, couleurs, pinceaux, chiffons… Le plus frappant était sans doute l’odeur de dissolvant, si caractéristique. LeDip s’approcha d’un flacon en plastique assez épais.

    - Dites, Le Guirec, cela ressemble étrangement à la description de cette colle de peau. Qu’en pensez-vous ?

    - En effet. Je dirai aux gars du labo d’en prélever et de l’analyser.

    Sur l’estrade, une nature morte : un bouquet fané, identique à ceux trouvés près des victimes.

    - Eh bien, nous avons trouvé notre peintre… et probablement notre meurtrier.

    - Il nous manque encore la signature.

    - Elle est ici !

    L’atelier s’augmentait d’une véranda, bénéficiant sans doute d’un grand apport de lumière. Un autre chevalet trônait au centre de la pièce, et sur celui-ci se trouvait un tableau d’environ un mètre vingt de haut sur quatre-vingt-dix centimètres de large. Le sujet ne faisait aucun doute.

    - Marianne Loupiac !

    Décapitée. Et portant sa tête dans la main droite. Le tout devant le traditionnel bouquet…

    [à suivre]