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  • 30 octobre 2006

    Mon regard traîne sur les cravates... coquetterie ? Peut-être. Mais il va bientôt être temps de choisir. Restera ? Suivra ? Valise ou placard ?

    Un coup d'oeil sur les prévisions métérologiques. Première étape, les rives de la Méditerranée : Antalya. La température devrait être clémente. Nous opterons donc pour des tonalités chaudes : ocres et ors.

    Et puis soudain, j'oublie la Turquie et les mers tempérées. Ma Brune vient de glisser au creux de ma paume une friandise atlantique. On appelle cela le "régal des ânes en culotte".

    Savez-vous de quoi il s'agit ?

  • 27 octobre 2006

    La nostalgie tisse sa toile délicate autour de mon coeur transi et, alors que l'automne refuse de parcourir la campagne, laissant encore la vedette au vent du sud, je sais que l'hiver approche, car ce dimanche sera bien le dernier que je passerai à Genève avant le solstice d'hiver...

    D'autres pays m'attendent, d'autres villes, d'autres ports : Istanbul et le Bosphore, Antalya et la Méditerranée, Hong Kong et la Mer de Chine...

    À la douceur des Dryades, à l'amitié sereine des tangueros réunis, je lève ce soir mon verre de nectar couleur de miel. L'âtre ne fume pas, car le temps n'était pas à la Toussaint ces jours-ci, mais la chaleur de ma demeure m'énivre bien plus que l'alcool.

    Demain ce seront les foules qu'il faudra affronter : d'autres aventures, et l'autre facette du personnage que la vie m'a invité à jouer !

    Alors, puisqu'il en est ainsi, trinquons ensemble ! Aux succès qui nous attendent et à l'amitié, indéfectible lien qui nous a réunis. À vous donc, mes amis !

  • La promenade [5]

    [épisode précédent]

    Tous les regards se tournèrent alors vers Marité, la brune Maria Teresa, immédiatement soupçonnée du meurtre de son adversaire désignée et connue de tous, la « Rubia ». Et cela ne fut certainement pas du goût de Juan Antonio car, naïve, Maria Teresa n’avait jamais soupçonné l’infidélité de son homme. N’avait-elle pas en tout point suivi les préceptes qui permettaient de conserver un mari dans le droit chemin ?

    Et donc, sous la pression populaire, Juan Antonio fut contraint à avouer ses fautes, afin que sa brave épouse puisse comprendre la raison de la vindicte villageoise.

    La soirée fut particulièrement difficile.

    Maria Teresa, dès l’information comprise, ne dit plus un mot. Elle servit malgré tout le dîner à son homme, après avoir couché les enfants. Puis elle fit la vaisselle, comme à l’accoutumée.

    Avec une différence notable cependant. Alors qu’elle terminait d’essuyait la table après le dîner, elle saisit le paquet de cigarettes et le briquet que son mari avait laissés sur la table de la cuisine avant de s’installer devant la télévision. Elle alluma une cigarette et se mit à tousser violemment, par manque d’habitue, évidemment.

    Cela ne suffit pas à attirer l’attention de son mari, hélas !

    Maria Teresa se tourna alors vers ses chers fourneaux, où elle avait mis à chauffer deux pleines bouteilles de « cognac » espagnol dans une marmite. Lorsque l’alcool fut brûlant, elle se dirigea tranquillement vers le salon et versa le tout sur la tête de Juan Antonio après y avoir jeté le mégot de la cigarette.

    Tout flamba en quelques minutes, y compris le malheureux époux. Par chance, Maria Teresa eut la présence d’esprit de sauver les enfants.

    Si le meurtre de Juan Antonio fut élucidé sans peine, le meurtrier de la rubia Maria court toujours.

    Depuis que cette histoire me fut contée, je me méfie des statues qui murmurent dans mon dos.

    [FIN]

  • 25 octobre 2006

    Je vous avais un peu délaissés ces nuits dernières... mais il faut dire que je m'étais égaré par là.

    Et que j'ai horreur des questions laissées sans réponse. Grr !

  • Le voyage [5]

    J'avais promis, au-delà du mensonge virtuel, quelques lignes, quelque impression de Madrid. J'avais promis.

    Mais ce matin, que dire ?

    Que je vais garder bien des choses pour moi. Qu'un jour elles apparaîtront, au fil d'une chronique, au détour d'une page ou d'un personnage mais que pour l'instant elles restent là, cachées au fond de la besace de mes souvenirs...

    Pour aujourd'hui, malgré tout, une image.

    Il est trois heures du matin et les lieux de plaisir (...) laissent échapper un flot de passagers de la nuit. Nous sommes de cette foule bigarrée, chaussures de danse à la main, âmes nostalgiques des dernières mesures de tango...

    "Si supieras que aún dentro de mi alma conservo aquel cariño que tuve para ti..."

    Le bandonéon s'endort... L'appétit s'éveille !

    Portes des taxis qui claquent, cortège de limousines dans l'obscurité puis, ruelles endormies, et cette façade qui révèle une porte éclairée. Un bar ? Non, une institution !

    Un chocolatier et ses churros brûlants.

    San Ginés, tu nous as ensorcelés...

  • La promenade [4]

    [épisode précédent]

    D’autant plus désagréable que ces maudites statues semblaient très bien renseignées, non seulement sur les petits travers des uns et des autres, mais aussi sur tous les actes qu’ils s’évertuaient à cacher aux autres habitants du village.

    Et en particulier les rendez-vous galants, bien sûr !

    Les premières années pourtant, les statues menèrent une existence paisible. Aucun abus ne fut signalé. Il faut dire que par la suite, lorsque les langues se délièrent, on eut tôt fait de comprendre qu’au début, les trois momies ne s’adressaient qu’aux hommes… et entre mecs, les histoires d’adultère se partagent plutôt comme des exploits ou des récits de chasse, hormis avec les cocus, comme de bien entendu !

    Les choses commencèrent à se gâter environ trois ans après l’inauguration des momies chuchoteuses et la petite cérémonie que certains esprits mal tournés n’hésitèrent pas à surnommer « l’érection des petits vieux ». Faut dire que le respect pour les vieux et leurs figurines diminua rapidement lorsque les chuchotements commencèrent à altérer l’humeur des femmes du village…

    Les vieux avaient semé la zizanie. Il n’avaient pas réussi à troubler la quiétude des hommes qui n’avait que faire de leurs « révélations » alors ils s’étaient tournés ver un public plus fertile.

    Le jour du marché, le mardi, et celui de la lessive au lavoir, le vendredi, devinrent passablement sportifs. Et altercations de jaillir, et insultes de pleuvoir ! Et puis un beau matin, ce fut le drame. On trouva Maria Leonor les bras en croix, son panier à linge renversé dans le bas-côté, un couteau planté entre les omoplates.

    Crime de sang.

    Et, grâce aux statues, et à d’autres sources bien renseignées, nul n’ignorait que Maria Leonor couchait en douce avec Juan Antonio qui, bien qu’actif dans le lit conjugal et superbement nourri à la table familiale, n’avait pas hésité à goûter le fruit défendu enfoui dans la poitrine opulente de « la rubia Maria », nommée ainsi du fait de sa chevelure dorée comme les blés au mois d’août.

    [à suivre]

  • Le voyage [4]

    Eh bien voilà, nous sommes à Madrid... et ces quelques notes de voyage virtuelles nepourront remplacer l'émotion du voyage.

    Nous en dirons donc plus au retour, mercredi soir ou jeudi !

    Besitos a todos !

    Un abrazo tangero y madrileño...

  • Le voyage [3]

    Dix-sept heures trente.

    Atocha.

    Mon coeur se serre au souvenir des attentats. Quand l'Espagne est meurtrie, une douleur s'imprime au fond de moi. Elle n'est donc pas si loin de mon âme...

    L'hôtel et la vie nous happent.

    Le coeur de Madrid semble battre la chamade, ému de nous recevoir ?

  • Le voyage [2]

    Parking des Nations, Avenue de France, Route de Ferney, Route des Batailleux, Cointroin. Enfin !

    L'aéroport, les copains, les guichets, les billets, les passeports, les bagages.

    Un dernier au revoir.

    En route !

    Il est quinze heures cinquante. Faute depouvoir voler sur FlyBaboo, nous nous contenterons de la compagnie orange !

    Viva España !

  • Le voyage

    Il est vingt-deux heures et Genève s'est endormie depuis bien longtemps. On ne changera pas de sitôt les habitudes de nos helvétiques amphytrions !

    Cependant, sur les flancs du Jura, au coeur des collines de Haute-Savoie, dans les ruelles obscures de Ferney-Voltaire ou de la rue de Lyon, ou au bord du lac d'Annecy, quelques lumières sont encore allumées...

    Là-bas, on s'affaire, on maugrée, on se hâte, on fait, défait et refait... les valises ! Chaussures de danse, jeans, quel temps fera-t-il là-bas ?

    Dès demain, nous serons loin, à Madrid !

    Viva almaTango !

  • 3 octobre 2006

    Je me promenais, pensif, dans le bois des Dryades. Mon âme vagabonde suivait les traces d'un sentier imaginaire qui courait entre arbres et buissons.

    Le bois était-il vraiment habité de nymphes douces et rieuses ?

    Le piaillement d'une volée de moineaux me tira soudain de ma rêverie, et je vis ceci... à peine un instant.

    Depuis, je hante le bois des Dryades nuit et jour, sans me lasser.

  • 2 octobre 2006

    Ah, météo, comme tu aimes à te présenter sous tes meilleurs atours !

    Hier, lorsque mon corps las n'aspirait qu'à la paresse après une nuit de danse et de fête, tu entourais les Dryades d'une pénombre ouatée, m'amenant à croire que la nuit s'était poursuivie de mâtines en vêpres et m'invitant à la paresse dominicale !

    Et aujourd'hui dès vigiles le soleil brillait, dégageant la route et m'indiquant fièrement le chemin du labeur...

    Merci, comme j'aime que le temps reflète mes états d'âme !