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16/08/2006

Mariage pluvieux [19]

[épisode précédent]

- Juan Filiberto ? C’est bon, ils nous ont repérés, comme prévu et, à les voir s’agiter, je crois qu’ils ont appelé à la rescousse. On fait comme on a dit ?

- Continuez, c’est tout bon. Nos hommes attendent du côté de Sunderland car je pense qu’ils vont essayer de vous entraîner dans ce coin : c’est un véritable cul-de-sac, l’envie sera trop forte. Ils vous veulent aussi. Faites gaffe !

- OK, on avance.


Juan Filiberto se tourna vers Miguel Angel Rios.

- On y va. Vérifie du côté de San Fernando pour voir s’il y a déjà du mouvement. Appelle la voiture en planque. J’ai besoin de savoir.

- OK patron.


L’info tomba à peine quelques instants plus tard.

- Il y une fille qui vient de sortir de la gare de San Fernando. Elle a démarré en trombe. Les gars ne l’avaient pas remarquée jusqu’ici mais son signalement correspond à celui de Claudia Luschini.

- Bingo ! Nestor avait raison : ils sont bien planqués là-bas. On peut dire que l’enquête vient d’avancer d’un coup.

Il composa un numéro sur son portable. Le Président Kirchner ne l’avait pas bluffé. C’était bien une ligne directe. Il répondit lui-même.

- Kirchner.

- Juan Filberto. Vous aviez raison Président. On a placé une planque au Club nautique et on a repéré un suspect qui sortait de la gare de San Fernando. Cela ne peut pas être une coïncidence.

- Merci, Juan Filiberto. J’étais au courant.

- ...

- Je sais, je sais. Désolé de t’avoir doublé sur ce coup-là mais je dois prendre des précautions, malgré moi. Puisque tu as été plus franc que moi, je te donne l’information. Il y a deux hommes de la brigade présidentielle sur place. Ils pourront t’aider si tu le souhaites. Ils sont informés : c’est toi le patron sur cette affaire.

- C’est dur à avaler mais je te comprends.

- Sans rancune alors.

- Sans rancune.

- Merci Juan Filiberto. Tu es un véritable serviteur de l’État.


Il rapprocha, se demandant encore comment il pouvait traiter de la sorte avec le président de la république. C’était vrai, il n’éprouvait pas la moindre rancune envers cet homme.

- Rios ! En voiture ! Vous avez tous vos armes et vos gilets ?


Les hommes acquiescèrent.

- Alors allons-y. On va peut-être voir la fin de cette longue histoire !


[à suivre]

Commentaires

...ouais, nous aussi, on est impatient, tous les pions sont en place pour une bagarre qui va laisser de violentes et douloureuses traces, je n'invoquerai pas le seigneur( c'est pas une guerre de religion celle-ci) mais que les bons triomphent, pour une fois!

Écrit par : roger | 16/08/2006

me revoila. Ca va, je ne suis pas trop en retard. Comme Roger, on s'impatiente !!!!

Écrit par : kipik | 16/08/2006

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