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  • PF#55

    L'humain se voulait libre, indépendant. Le voici un peu plus chaque jour affublé de nouvelles prothèses dont il ne sait plus se passer. Ordinateurs, téléphones : autant d'objets portables, autant d'entraves, autant d'asservissements.

  • CR#11

    Face au désespoir qui me hante, je ne vois que deux portes, deux chutes : dans l'inextricable complexité de l'art poétique, aux marges de la folie, ou dans l'insondable profondeur de notre amour.

    Refuge ou folie ?

    Quelle différence, en fait ?

    Je cherche encore...

  • Tel est pris... (suite)

    Evariste me fait remarquer, à juste titre, que notre culture "de basse-cour" va devoir être adaptée aux nouvelles conditions sanitaires ! Jugez seulement :

    Il est urgent de corriger ses habitudes et son langage :

    Les vêtements «pied de poule» ou «pied de coq» sont désormais interdits et ce, pour une durée indéterminée.
    De même, pour éviter toute mise en quarantaine, il est souhaitable de ne plus appeler ses proches ma «poule», ma « poulette» ou «mon poussin», «mon canard», «mon petit oiseau des îles», «mon petit oiseau du paradis», «ma colombe» ou de «roucouler» avec votre «petite caille».

    Ne traitez plus ceux qui vous agacent de «petite dinde», «jeune coq», «oie blanche», «drôle d'oiseau» ni de «perruche» ou de «perroquet» et encore moins de «chapon» ou de «grue».

    De même, ne traitez plus ceux qui se font généralement avoir de «pigeon» ou de «dindon de la farce», ni les étourdis «d'étourneaux» ou de «tête de linotte».

    Les coiffures en «crête de coq» seront dorénavant interdites, de même que les teintures «ailes de corbeau».

    De même, vous ne devrez plus vous «pavaner comme un paon» ni faire la «bouche en cul de poule».
    Vous ne devrez pas «monter sur vos ergots», ni faire de «prises de bec» avec les autres. Il sera également interdit de «se voler dans les plumes».

    Il n'est pas plus conseillé de jeter des oeufs à ceux qui chantent faux que d'applaudir celles qui «chantent comme un rossignol» ou de vous montrer «gai comme un pinson».

    Ceux qui voudront crier victoire sont priés de ne plus pousser de «cocorico».

    Les «crânes d'oeuf» sont assignés à résidence, dans leurs bureaux climatisés.

    Et, bien que le «coucou» ne soit pas un oiseau migrateur, vous êtes priés de ne plus utiliser ce mot pour vous saluer.

    Si une envie pressante vous prend, réfléchissez à 2 fois avant de sortir votre oiseau en dehors d'un milieu non aseptisé.

    NB - Evitez le festival de CANNES…

  • Tel est pris qui...

    Les temps changent, les moeurs aussi...

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    ... surtout avec la peste aviaire !

  • C'est bien sûr, c'est fini ?

    C'est bien sûr, Flavius ? Ils ont bien déposé les armes ? Où est-ce que dès demain, déçus par quelque discours, quelque nouvelle loi, ou par la lenteur d'un Etat en lequel ils ne se reconnaissent pas, vont-ils de nouveau reprendre la spirale de la mort qui les accompagne depuis le 7 juillet 1968 et l'assassinat du garde civil José Pardines Arcay ?

    Tu sais, Flavius, je suis né au Pays Basque, il y a bien longtemps déjà. Et pourtant, ETA était pratiquement déjà là, arrivée en même temps que mes premiers pas, puisque fondée le 31 juillet 1959. Combien sommes-nous qui n'avons pas connu ce coin d'Atlantique et de Pyrénées sans que rôdent les ombres soit d’un Franco, soit d’une armada policière, soit d’une organisation terroriste ?

    Ils ne sont pas la majorité, loin s’en faut.

    Mais aujourd’hui tous regardent, incrédules, les titres des journaux : Euskadi ta askatasuna, ETA annonce un cessez-le-feu permanent !

    Depuis notre refuge des Dryades, nous nous prenons à rêver : le Pays Basque va-t-il enfin vivre en paix ?

  • Trente ans de vie pour battre la mort

    Un peu après 3h du matin, le 24 mars 1976, le général Jorge Rafael Videla consuisait un coup d'Etat et annoncait le renversement de la présidente Maria Estela Martinez de Peron, la veuve de l'ancien président Domingo Peron.

    Des dizaines de milliers d'Argentins se sont rassemblés vendredi sur la place de Mai, au coeur de Buenos Aires, pour marquer le 30e anniversaire du coup d'Etat militaire de 1976 et rendre hommage aux victimes de la "sale guerre" menée par la dictature. Ce rassemblement faisait suite à une cérémonie commémorative, durant laquelle le Président Kirchner jurait "Plus jamais!" en dévoilant une plaque commémorative dans une école militaire, en hommage aux victimes de ce qu'il a qualifié de "terrorisme d'Etat".

    A l'heure exacte de l'annonce du coup d'Etat, le 24 mars 1976, peu après 3h du matin, ils étaient des milliers rassemblés tôt vendredi sur la Place de Mai.

    Aujourd'hui vieillies, les Mères de la place de Mai, portant les mouchoirs blancs symboles de leur long combat pour connaître la vérité sur leurs enfants disparus, ont pris la place d'honneur sur la scène devant au moins 10.000 personnes qui ont applaudi les artistes reprenant les chants protestataires des années 70.

    La junte militaire argentine est resté au pouvoir jusqu'en 1983...

  • En route, Flavius [5]

    Ah mon bon Flavius, les allers difficiles sont parfois le prélude à des retours bien meilleurs !

    Douze heures de vol, onze heures de sommeil... Mère Nature m'a bien soigné. J'ai bien remarqué ton regard perplexe de temps à autre, alors que défilait le champagne, l'apéritif, le dîner et toute une ribambelle de plats succulents sans aucun doute mais, franchement, qu'importe telle bombance lorsque la nuit vous ouvre ses bras et vous invite à ce sommeil qui vous a fui si longtemps !

    J'ai aperçu au réveil les dernières neiges alpines et cela fleurait bon le pays...

    Beau voyage encore, n'est-ce pas, Flavius ?

    Nous conterons demain les mystères du Kabuki, la folie des courses de chevaux dans l'incroyable enclave de Happy Valley, et les demeures silencieuses des dignitaires de cet Etat si particulier qu'est la Région administrative spéciale de Hong Kong...

    Belle journée, mon bon Flavius !

  • En route, Flavius [4]

    Mes pieds foulent le sol de Hong Kong et, face à Kowloon, terre ferme et promise, j'ai le sentiment que l'île tout entière se dérobe, comme si elle partait elle aussi en voyage et voulait s'éloigner du rivage de tangage en roulis.

    J'ai mal au coeur mon bon Flavius.

    Mon corps est en Asie, dans le brouillard industriel du sud chinois, mais ma tête est encore sur les pentes douces et fraîches du Jura.

    Il faut pourtant accepter la distance et expliquer à cet estomac meurtri et à ce corps dérouté que l'heure se lit dans le soleil et non sur le cadran d'une montre. Sinon en effet, comment comprendre qu'il fasse jour à minuit, que les rendez-vous soient fixés à quatre heures du matin, et le couvre-feu dans les chambrées annoncé à seize heures ?

    Sacré décalage horaire, comme tu te joues de nous !

  • En route, Flavius [3]

    Flavius, mon ami, je n'en peux plus. Ce n'est plus une étape, c'est le voyage tout entier que j'ai l'impression de vivre en cette éternelle nuit !

    Quand aurons-nous donc franchi l'Himalaya et ses cimes infinies ? Quand s'offrirons enfin à nous les plaines mongoles, le delta de la rivière des Perles, puis les rivages de Hong Kong ?

    Et que cesse enfin ce ronronnement qui sans cesse vrille mon cerveau de sa sourde langueur !

  • En route, Flavius [2]

    Salut l'ami, toi qui lit ce message furtif.

    Sache qu'à l'heure à laquelle s'envolaient ces lignes, Flavius et moi dormions à poings fermés, dix mille pieds au-dessus des terres !

    L'aéronef s'est élevé au-dessus notre brave Helvétie et nous poursuivons sereinement notre route vers l'est.

    Sommeil, ai-je dit ? Peut-être... Peut-être aussi nuit agitée !

    L'aube nous le dira.

  • En route, Flavius !

    En route, Flavius mon ami.

    Prépare donc les malles, et n'hésite point à charger les bagages, car nous partons au bout du monde, à la conquête de la lointain Asie. Nous goûterons aux soirées sur les plages de la Mer de Chine, fumerons dans la moiteur des ports du Sud, danserons sur les quais de Kowloon : l'heure est à nouveau aux voyages au long cours.

    En route donc, nous partirons dès ce soir !

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    Une cocarde, une arène, une vache...

    Bayonne ?

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    Un tabouret, une vache, une laitière...

    Heidi ?

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    Une jeune femme penchée sur un berceau.

  • PF#54

    Devrai-je un jour souhaiter ta mort plutôt que de t'abandonner à la souffrance de me voir partir le premier ?

    Insoutenable paradoxe.