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  • Colombie - Bandeja paisa

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    Nouvelles sorties en ville, pour aller visiter le Musée National de Colombie, le Palais de l'Opéra (photo), le centre de Bogotá et... manger LA spécialité nationale, la bandeja paisa, ici.

  • Félicitations au vainqueur !

    Au terme de cette première année d'existence, Chroniques d'Orient est heureux de vous compter tous parmi ses lecteurs (assidus.)

    Parmi vous tous, un grand vainqueur, qui a déposé cette semaine le 2000ème commentaire :

    ¡Pierrot!


    Bravo encore à notre Pierrot!

    Bises à tous.

    KroniK

  • Colombie - Changua

    medium_changua.jpgLa Changua

    On dit que c'est le petit-déjeuner idéal des lendemains de fête un peu difficiles... du fait de la consommation abusive d'aguardiente, l'alcool national.

    À vous de juger, la changua est une soupe dont la recette se résume pratiquement à ses ingrédients : 2 tasses d'eau, 2 de lait, 1 oignon haché, de la coriandre fraîche, du sel, et un oeuf par personne que l'on poche au dernier moment dans la soupe. On ajoute du pain que l'on fait tremper et hop ! à table...

    Délicieux après le jogging du matin !

  • Escale à Carthage [6]

    [épisode précédent]

    Bien qu’il montrât bonne figure, le « colonel » n’en était pas moins furieux. Tout indiquait qu’ils avaient galvaudé une des meilleures occasions d’intervenir. Il avait fait un petit tour d’inspection discret du Kram et comprenait bien que les hommes des Nations unies ne prenaient pas leur travail à la légère.

    Ils étaient de vrais professionnels et il serait très difficile d’agir avec le dispositif de sécurité mis en place.

    Mercredi matin, le cortège des voitures officielles entamerait sa ronde ici même, à l’entrée d’honneur du Kram. Mais les gardes onusiens, avec le soutien de la police nationale, avaient déjà eu l’idée d’installer un rideau protecteur devant la zone d’arrivée des véhicules, rendant impossible la tâche d’un tireur embusqué. De plus, les journalistes n’avaient pas le droit de se joindre aux escortes officielles, rendant impossible la prise d’images, élément fondamental de la mission.

    Ensuite, l’accès à l’intérieur du Kram était strcitement contrôlé par des postes en double équipe, une nationale et une des Nations unies, et il était donc quasiment impossible d’infiltrer tout armement. De plus, ces gardes étaient zélés au point d’avoir mis en place un service nocturne avec patrouilles et contrôles permanents !

    Restait l’empoisonnement.

    Le Secrétaire général participerait au déjeuner des Chefs d’État, juste après la clôture de la première séance plénière, vers treize heures, mercredi. Le personnel de la chaîne hôtelière Abou Nawas était en charge de la logistique de ce déjeuner. C’était bien là qu’il trouverait la solution. Il n’aurait aucune peine à faire embaucher un de ses hommes comme extra pour cette occasion si particulière.

    Il avait bien pensé faire assassiner le Secrétaire général par cet homme, mais restait à nouveau la question quasiment insoluble des armes.

    Non, la meilleure solution était sans aucun doute l’empoisonnement !

    [à suivre]

  • Joyeux Noël, Mario, joyeux Noël, Pierrot.

    C'est Noël et les blogs demandent un peu de repos pendant que nous célébrons... Je poste donc à nouveau ce conte, pour ceux qui ne le connaissent pas.

    Joyeux Noël à tous !

    Vingt-trois heures et mal au crâne. Mario le flic émergeait peu à peu de ce sommeil qu’il connaissait trop bien. Affalé contre l’amoncellement de tables et de chaises délaissées depuis de longs mois sur la Terrasse du Café du Consulat par les touristes qui avaient fui Genève aux premiers froids, il cuvait encore son vin, l’esprit chargé de ses multiples chimères : cette femme qu’il n’aurait jamais, ses amis qui étaient partis, lassés de le voir s’effondrer, soir après soir, nez dans le plat, ivre mort. Piètre compagnie en fait. Chimères et fantômes aussi : un malfaiteur qui courait toujours, un collègue fauché trop tôt, et cette bouteille qui l’accompagnait depuis si longtemps maintenant, trop longtemps.

    Ce fut un soir d’abord, il se souvenait. L’affaire avait mal tourné, alors qu’ils pensaient tout maîtriser. Chienne de vie ! Alors, bien après que ses collègues eurent retrouvé le chemin de leurs foyers, il avait continué à boire, au Consulat, puis dans la rue, puis chez lui, puis plus rien, il s’était endormi au petit matin.

    Il y eut un deuxième soir, plus tard, sans raison précise, un coup de blues. Puis la compagne, dive bouteille, revint le voir, puis elle s’installa chez lui deux soirs, trois soirs, une nuit entière, nuit après nuit, puis jour après jour, enfin, plus longuement, matin après matin. Il avait même perdu le réflexe d’allumer une cigarette dès son réveil. Dorénavant, il tâtonnait à la recherche de sa bouteille…

    Ce soir là, pourtant, il en avait assez. Assez d’avoir cette tempête dans sa tête qui le faisait fuir la lumière du jour. Assez de ne pas pouvoir maîtriser ses pensées, ce qui jadis faisait sa fierté. Assez d’entendre ses collègues lui dire gentiment de rentrer à la maison et qu’ils se débrouilleraient sans lui… aussi bien, mieux, les entendait-il murmurer.

    Assez.

    Mais comment ? Il ouvrit les yeux et chercha à savoir où il se trouvait. Il s’était endormi sans savoir où. Devant lui, il aperçut le Café de la Clémence… Etait-ce là un signe du destin ? Il considéra qu’il méritait cela, la clémence. N’avait-il pas tant et tant de circonstances atténuantes ? Il erra dans les rues de la Vieille-Ville et descendit vers la cathédrale.

    Perdu, comme illuminé par un brusque élan de rédemption, il s’agenouilla devant une des ses habituels compagnons de saoulerie, ce vieux Pierrot, qui le regardait avec des yeux ronds comme des billes. Et il se mit à prier. « Aide-moi, disait-il, car seul je ne peux rien. Aide-moi, car je veux retrouver la lumière. »

    Terrassé par cette ferveur mystique ressurgissant d’un passé bien lointain, il ne pria pas longtemps. Quelques phrases à peine. Molesté, Pierre l’errant se leva, tira une bouteille de sa besace, et la posa devant Mario le flic. « Tiens, marmonna-t-il, ainsi tu ne seras pas seul demain, à ton réveil. Joyeux Noël ! »



    Neuf heures du matin, la lumière passa derrière la cathédrale et vint frapper le visage de Mario le flic, encore assoupi. Au moins avait-il gagné une bonne nuit de sommeil ! Comme d’habitude, sa main fouilla l’espace autour de lui pour trouver sa compagne. Ses doigts ne tardèrent pas à buter sur le flacon déposé là par Pierrot l’errant. Goulûment, il le porta à sa bouche et vida une longue rasade. Ah ! Jamais cela ne lui avait paru aussi bon, c’était là le miracle de Noël : il était en pleine forme et réconcilié avec la boisson !

    Un jeune enfant passa à ses côtés, en trombe, dérapa sur le pavé humide et malheureusement, tomba en heurtant le bord du trottoir. Une passante se précipita vers le bambin qui pleurait amèrement en observant son genou tout écorché. « Il faut nettoyer cette plaie, s’exclama-t-elle. J’aurais besoin d’un peu d’eau. »

    Se tournant vers Mario, elle l’interpella par ces mots : « Monsieur, pourriez-vous nous prêter votre bouteille d’eau, s’il vous plaît ? Ce petit s’est blessé ! »

    Mario s’approcha et, incrédule, lui céda le flacon de précieux élixir…

    Joyeux Noël, Mario, joyeux Noël, Pierrot. Joyeux Noël à tous…

    KroniK
    24 décembre 2004

  • Colombie - Parrilla

    Ces jours-ci, nous n'avons pas déjeuné à la maison. Nous nous sommes tournés vers des parrillas, ces restaurants dans lesquels on mange des grillades à la mode argentine.

    Vous les retrouverez ici.

  • Escale à Carthage [5]

    [épisode précédent]

    Une équipe de télévision venait en effet de débouler devant l’entrée du Kram, escortée depuis le Centre de Presse par le Chef de la Presse, qui était à l’évidence très enervée.

    - Mais pourquoi ont-ils commencé en avance ? Ils ne connaissent vraiment rien à la télévision et au direct, ceux-là !

    Le garde devant la porte n’était à l’évidence pas la personne à laquelle elle s’adressait, aussi ne broncha-t-il pas. En fait, son attention était ailleurs. Il observait le groupe des officiels qui se congratulaient : la cérémonie était déjà terminée et l’heure était à la bonne humeur et aux félicitations.

    Mais les choses s’accélérèrent et le groupe fut pris tout d’un coup d’une brusque agitation. Un des soldats de la garde d’honneur se dirigeait même à toutes jambes vers l’entrée et les caméramen en criant et gesticulant.

    - Restez en arrière ! Rentrez dans le Kram !

    Comprenant que les choses n’allaient pas comme prévu, le garde posté à l’entrée lui prêta aussitôt main forte en repoussant, malgré leurs protestations véhémentes, sa collègue Chef de la Presse et l’équipe de télévision.

    - Que se passe-t il ?

    La réponse était suspendue à sept mètres de hauteur, au sommet du mât central. Malgré les répétitions de la veille, malgré toute l’attention apportée à la manoeuvre, le drapeau des Nations unies avait été hissé à l’envers, la tête en bas. Et aucun officiel ne voulait laisser une équipe de télévision immortaliser cette bourde protocolaire qui, par ailleurs, n’aurait pas manqué d’être de mauvais présage.

    Ce n’est que près de dix minutes plus tard que l’équipe de la télévision tunisienne fut autorisée à s’approcher des trois mâts. Et ce n’est qu’à partir de ce moment là que le tireur embusqué aurait pu obtenir l’autorisation d’agir.

    Trop tard ! La cible était déjà loin.

    - Nous l’aurons la prochaine fois. Ce n’est qu’une coïncidence malheureuse.

    Le « colonel » était furieux mais il ne laissa rien transparaître en saluant le Secrétaire général devant son bureau.

    [à suivre]

  • Escale à Carthage [4]

    [épisode précédent]

    La camionette s’engouffra dans l’avenue peu avant cinq heures du matin. Elle s’arrêta devant une nacelle élévatrice stationnée aux abords du Palexpo du Kram. Deux hommes s’engouffrèrent dans la tente aménagée au pied de la nacelle, identique à celles utilisées pour abriter les chantiers des intempéries. La camionette repartit aussitôt. À aucun moment, elle ne fut contrôlée : sur le pare-brise trônaient tous les laisser-passer nécessaires au transit dans la zone sécurisée.

    Les deux hommes n’avaient plus qu’à attendre patiemment : la cérémonie n'était pas prévue avant onze heures...

    À environ onze heures moins le quart, V., Chef du Protocole du Sommet, sortit précipitemment de son bureau et se dirigea vers celui du Secrétaire général.

    -  Monsieur le Secrétaire général, nous allons procéder à la Cérémonie de Lever des drapeaux. Les représentants des autorités locales et nationales sont tous arrivés et nous attendent.

    -  Bien, je suis à vous dans une minute.

    Devant le Pavillon octogonal du Kram, qui servirait dès l’ouverture du Sommet d’entrée d’honneur pour les Chefs d’État, se dressaient trois mâts. Au sommet des deux mâts extérieurs flottaient déjà les drapeaux de l’Union internationale des télécommunications et de la Tunisie. Le mât central était prêt à recevoir le drapeau des Nations unies.

    Un petit groupe d’officiels conversait devant le parterre fleuri, spécialement décoré pour l’occasion, qui bordait le terre-plein central. Il y avait là, entre autres, Mme le Maire de Tunis, le Gouverneur de Tunis, le Ministre des Communications, le Représentant permanent des Nations unies en Tunisie, F., le Coordonnateur principal des opérations, ainsi que D., le Chef de la Sécurité, qui surveillait ses hommes.

    Ceux-ci, au pied des drapeaux, attendaient les instructions. Un peu en retrait, la musique militaire se tenait également prête.

    À une cinquantaine de mètres, de l’autre côté des grilles du Kram, les deux hommes étaient sur la nacelle et faisaient mine de vérifier l’éclairage urbain et les installations électriques. L’un d’eux cependant ne quittait pas le Kram des yeux. Il s’exclama soudain :

    -  On dirait qu’il vont commencer. Ils sont déjà tous en place.

    -  Mais où sont les gars de la télé ? Ils devraient être là !

    -  Mais c’est qu’ils sont en avance, ces abrutis de l’ONU !

    En effet, le sergent F., à l'invitation du Chef du Protocole, se dirigeait déjà vers les officiels. Il se plaça au garde-à-vous face au Secrétaire général et s’adressa à ce dernier :

    -  Monsieur le Secrétaire général, je sollicite l’autorisation d’envoyer les couleurs des Nations unies !

    -  Accordée !

    Le sergent fit demi-tour, se dirigea au pas cadencé vers la garde d’honneur et lança un ordre :

    -  Envoyez les couleurs !

    La musique militaire entonna un air martial pendant que les gardes des Nations unies hissaient peu à peu le drapeau.

    Les deux hommes sur la nacelle étaient fébriles.

    - Il faut y aller. Vas-y, tire !

    L’autre, l’oeil rivé sur la lunette du fusil qu’il avait sorti de sa cache, ne bougeait pas.

    - Les ordres sont stricts. Rien en se passera sans les caméras. Pas d’images, pas d’info.

    - Qu'est-ce qu'il font ? C'est presque fini.

    - Les voilà ! J’aperçois le Chef de la Presse et deux caméramen à la porte du Kram ! Prépare-toi !

    [à suivre]

  • Colombie - Frijoles

    Poursuivons la promenade culinaire avec un plat typique : les haricots, en espagnol frijoles.

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    Ils sont préparés avec un bon morceau de lard dont la graisse fait fondre les haricots et leur donne onctuosité et douceur. Traditionnellement, les haricots sont préparés avec de la tomate, de l'ail, de l'oignon : cela nous rappelle bien les saveurs de chez-nous, finalement.

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    La différence est notable dans l'accompagnement. Les haricots sont servis un peu comme une soupe (ou un cassoulet) et on sert à part du riz, du plantin frit, des pommes de terre, du lard grillé, de l'avocat et une sauce au piment, appelé ici l'ají.

    Somme toute, un repas léger ! Je devrais peut-être préciser qu'en Colombie on ne fait en général qu'un seul repas par jour. Le soir, on se contente d'un café, colombien, évidemment !

  • Colombie - Ajiaco

    Vous connaissant assez gourmands, je me suis dit que j'allais vous faire partager mes vacances colombiennes par l'assiette !

    Pour cela, un petit coup d'oeil quotidien au menu devrait vous mettre l'eau à la bouche.

    Aujourd'hui, l'ajiaco.

    L'ajiaco est une sorte de soupe au poulet et aux pommes de terre. Sa particularité, c'est qu'elle se prépare avec trois sortes de pommes de terre différentes (criollas, pastusas et sabaneras pour ceux qui aiment les détails) qui se comportent de manières différentes à la cuisson. La sabanera est assez ferme et se retrouvera dans l'assiette, la pastusa disparaîtra pour donner consistance et crémeux à la soupe, la criolla apportera la couleur jaune vanille caractéristique de ce plat.

    Autre particularité : le goût caractéristique vient de l'emploi de galinsoga à petites fleurs, une plante considérée dans le reste du monde comme une mauvaise herbe, et de coriandre.

    La cuisson se fait dans un mélange d'eau et de lait (y compris le poulet). L'ajiaco comprend en outre des épis de maïs (cuits à part et rajoutés à mi-cuisson à la soupe) et se sert avec des avocats.

    Vous voyez, la diète a commencé !

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  • Escale à Carthage [3]

    [épisode précédent]

    Le Palexpo du Kram avait été choisi par les autorités tunisiennes pour abriter le dixième Sommet organisé par l’Organisation des Nations Unies pour plusieurs raisons.

    D’une part, la structure de base du Palais des expositions était bien adaptée aux exigences d’un Sommet : il serait relativement aisé de construire dans l’espace à disposition les 35 salles de conférence, dont une Salle des Plénières de 3400 places, un Centre de Presse pouvant accueillir près de 3000 journalistes, une zone sous haute sécurité à l’attention des Chefs d’État et de Gouvernement, un Pavillon pour la Société civile, un autre pour le Secteur privé, une zone de rencontre ainsi que des bureaux pour les trois cents personnes constituant les équipes de l’ONU et de l’UIT.

    Par ailleurs, la commune du Kram était située dans la zone de Tunis Nord, ce qui la rendait facile d’accès depuis l’aéroport et à peu de distance des grands hôtels concentrés dans cette zone, dans lesquels seraient logées toutes les délégations nationales présentes au niveau présidentiel. Un plus pour la coordination des transports officiels et de la sécurité.

    La sécurité : c’est ce dernier argument qui avait définitivement convaincu les autorités de police tunisiennes. Les environs du Kram, une longue plaine peu peuplée, pouvaient être verrouillés sans difficulté. Malgré tout, quelques jours à peine après les attentats d’Amman, où trois hôtels avaient été soufflés par des kamikases, la Tunisie se sentait plus que jamais menacée par le terrorisme international.

    Mais la menace, une fois de plus, ne venait-elle pas de l’intérieur ?

    Deux hommes observaient l’entrée principale du Kram. Elle servirait uniquement à l’accès des Très Hautes Personnalités : Chefs d’État, Chefs de Gouvernement, Premiers Ministres, Princes ou Princesses héritiers.

    C’est devant cette entrée que se déroulerait le dimanche matin à onze heures, trois jours avant l’ouverture du Sommet, la Cérémonie de Lever des drapeaux, rappelait le « colonel ».

    - Cette cérémonie marque le passage de la zone du Kram, ce que l’on appelle le Périmètre du Sommet, sous contrôle onusien. À partir du moment où le drapeau des Nations unies flottera au sommet de ce mât, le Périmètre jouira de l’extra-territorialité, c’est à dire que nous ne pourrons plus intervenir à l’intérieur du Kram sans l’autorisation expresse du Coordonnateur principal et du Chef de la Sécurité.

    - Et comment allons-nous agir ?

    - T’inquiète, le Secrétaire général ne verra pas le drapeau de l’ONU flotter au vent de Tunisie ! Nous agirons précisément lorsqu’il aura le nez en l’air, comme tous, pendant que la Garde d’honneur onusienne hissera le drapeau !

    - J’aime mieux ça, mon colonel !

    Un grand éclat de rire mit fin à la conversation.

    [à suivre]

  • 12 décembre 2005

    Comme vous l'avez déjà compris, pendant les vacances, KroniK ne pose pas ses valises, enfin pas cette année...

    Il s'en va dans un endroit où l'on peut voir ceci :

    medium_bogota-noche.jpg

    Ou encore cela :

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    Il y a un très beau musée dans lequel Harpagon aimerait vivre :

    medium_museo_oro.3.jpg

    Et, à Noël, on peut admirer également ces beaux spectacles :

    Vous avez trouvé bien sûr !

    Sinon, réponse mercredi 14 décembre, ici même !

    Flavius

  • 09 décembre 2005

    - Comment ?

    - Vous êtes sûrs ?

    - Vous avez vraiment vérifié vos infos ? Vous savez, il y a beaucoup d'intox dans ce bas monde !

    - Alors, on peut l'annoncer, c'est confirmé ?

    - Non, je n'y crois pas. C'est tellement, comment dirais-je, vous savez, le mot du Président... Ah oui, bouleversifiant !

    - Incroyable !

    - Ils l'ont donc lâché !

    - C'est super pour lui. Trop grave !

    - Génial !

    - Mille fois bravo !

    - Alors, c'est quoi ?

    ...

    - Eh bien oui, le Kronikou est en vacances !

  • Escale à Carthage [2]

    [épisode précédent

    Lorsque le cortège de limousines eut disparu au-delà de l’interminable rangée de drapeaux tunisiens, deux hommes se détachèrent de la pénombre d’une des entrées latérales du Pavillon présidentiel, depuis laquelle ils avaient assisté à l’arrivée du Secrétaire général.

    Désignant du doigt un caméraman de la télévision nationale, perché sur une espèce de grue, le plus âgé des deux hommes acquiesçait, comme s’il validait une hypothèse.

    - Tu vois, Rafik, il est indispensable que tout soit retransmis en direct. C’est ainsi que nous obtiendrons le meilleur impact médiatique. Sans ça, les images seront interceptées et, sans image, pas d’événement. C’est le mode de fonctionnement qui prévaut dans les médias aujourd’hui.

    Il poursuivait précisément en observant les images qui défilaient sur l’écran du caméscope avec lequel son acolyte avait filmé l’arrivée du Secrétaire général.

    - Tu as bien observé l’entourage du SG. Les plus importants, et les plus dangereux, ce sont ces trois-là. Le grand frisé au visage tendu, c’est le Coordonnateur principal des Opérations du Sommet. L’indien – en fait il est mauricien –, c’est le Chef du Protocole du SG. Enfin, le blond, ou plutôt le rouquin, qui est habillé à la manière d’un grand reporter, c’est le Chef de la Sécurité.

    - Faut-il les éliminer, mon colonel ?

    - Non, pas pour l’instant. Au contraire. Les écarter maintenant ferait fuir le SG et l’opération ne serait qu’un demi-succès, donc une défaite. Nous les éliminerons en même temps que le SG, en direct sur les chaînes du monde entier !

    - Quand l’opération doit-elle se dérouler ?

    - Nous avons plusieurs créneaux. Essentiellement, il s’agit des activités officielles du Sommet : chronologiquement, il y aura la Cérémonie de levée des drapeaux, dimanche ; la Conférence de Presse d’ouverture, mardi ; l’accueil officiel des Chefs d’État, le Cortège des Orateurs vers la Plénière, la Cérémonie d’ouverture, le Déjeuner du Secrétaire général, la Photo de famille, mercredi ; plus, éventuellement, la Clôture du Sommet, vendredi.

    - Les occasions seront nombreuses !

    - Certes, mais la plupart ont lieu le même jour, mercredi. C’est ce jour-là que l’attention des médias nationaux et internationaux sera la plus grande. Mais c’est aussi le jour où les services de sécurité seront les plus attentifs.

    - Pas simple. Quel est ton plan ?

    - La première opportunité sera la meilleure. Ce sera dimanche matin, pour la Levée des drapeaux.

    - De quoi s’agit-il ?

    - Je t’en parlerai demain, sur place. Retrouvons-nous au Palexpo du Kram à onze heures.

    [à suivre]

  • Drôles de camions (7)

    Puisque vous aimez les illusions d'optique, peut-être aimeriez-vous en croiser sur votre route ?

    Voici celles que j'ai aperçues récemment !

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