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  • 28 septembre 2005

    Mon corps a voyagé à trop grande vitesse et mon esprit s'attarde entre ici et là-bas. Quand les lueurs de l'aube caressent mon visage je cherche le Mont-Blanc par-delà les palmiers...

    Curieux est le voyage, qui nous emporte au loin.

    Je pense à vous, amis.

  • 23 septembre 2003

    Dans un dernier effort, l'arc lémanique s'embrase, pour nous offrir soleil, ciel azuré, douceur enfin...

    Trop tard, dos au levant, les yeux baignés de rêves atlantiques, je pars ! La décision est prise, les vêtements pêle-mêle prêts à gonfler mon bagage.

    Demain ce sera Lisbonne, après-demain déjà, Salvador de Bahia. Qui ne voudrait être dans cette valise-là ?

    Je vous confie les Dryades, Genève... et ma Brune au regard de velours.

  • 21 septembre 2005

    Je sais que parfois certains oiseaux nocturnes, comme les pies tapageuses sur le toit des Dryades, viennent durant la nuit, sur ce blog se poser.

    Je leur dédie ces mots et un tendre baiser, en signe d'amitié.

    Merci, chemineaux de la nuit, d'être passé chez nous.

  • Mi Buenos Aires Querido [9]

    Alicia avait pris les rênes de la course-poursuite. Elle guidait maintenant Jorge avec des instructions précises.

    - Gauche. Droite. Au feu, tu fonces pendant cent mètres, il faut qu’ils pensent que nous fuyons.

    - Dis donc, je crois savoir où tu nous amènes ! Ce n’est plus un voyage dans l’espace mais plutôt dans le temps, n’est-ce pas ?

    Jorge vit la larme qui coulait sur la joue d’Alicia. Il comprit qu’il avait vu juste mais qu’il ravivait là des souvenirs encore trop lourds à supporter.

    Dans ce seul quartier de Buenos Aires, plus de trois cents personnes avaient disparu pendant la dictature et la plupart d’entre elles avaient eu le malheur de passer entre les mains de Bisbal et de ses hommes.

    Certaines, comme Alicia, avaient un jour retrouvé, hébétées, le monde des vivants. D’autres…

    Elle pensait à ces dernières.

    - Tourne à droite, on arrive.

    - Je sais, Ali. Crois-tu que ce sera vraiment la fin du chemin ?

    Roger observa les lieux. Une ruelle noire comme un poing fermé sur des années de colère. À peine plus large que la voiture. Il aperçut trois silhouettes dans l’ombre d’une porte. Plus loin trois autres.

    - Il y a un comité d’accueil. Des amis à vous, j’espère ?

    - De vrais potes.

    Alors que la voiture de Bisbal s’engouffrait dans la ruelle derrière, après un dernier virage à droite très serré, un camion se glissa derrière elle et bloqua la rue. A l’autre bout de la rue, Jorge s’effaça pour laisser la place à un deuxième camion, qui plein phares et klaxon bloqué, se jetait déjà sur Bisbal et ses hommes.

    Bloqué, l’ange de la mort pila dans un crissement de pneus, et tenta de fuir en marche arrière. Le conducteur du camion à l’entrée de la rue alluma aussi ses projecteurs, dévoilant la nasse.

    Pris au piège.

    Quelques coups de feu claquèrent mais Bisbal et ses hommes n’étaient pas équipés comme ils l’auraient souhaité.

    De plus, les chauffeurs des camions s’étaient aussitôt mis à l’abri et il n’y avait pas de cible en vue.

    Le silence retomba sur la ruelle.

    Bisbal jura, s’adressant au chauffeur.

    - ¡Saca nos de aqui! (Sors-nous d'ici!)

    - Pero jefe, no hay manera de salir de... (Mais chef, il n'y a aucun moyen de...)

    Il ne termina pas sa phrase. De rage, Bisbal l’avait abattu. Il voulut même le cribler de balles mais le cliquetis de son arme déchargée se fit l’écho de son impuissance.

    Comme ceux qu’il avait torturés autrefois.

    Une image lui traversa l’esprit. De celles qu’il chassait, quand sa mémoire se refusait à admettre le discours officiel. Un corps de femme, broyé par la torture. Des hommes ivres, riant à gorges déployées devant sa féminité déchirée.

    Un choc.

    Le pare-brise vola en éclats. Une batte de baseball vint fracasser la tête du chauffeur, affaissée sur le volant.

    Gémissant, Bisbal regarda autour de lui. Ils étaient dix, vingt peut-être. Il croyait reconnaître ces visages. Ceux de ses cauchemars. Ou de ses rêves de puissance infinie ? Ils approchaient, le menaçaient.

    Comment cela était-il possible ?

    Ils commencèrent à frapper en cadence, méthodiquement, comme s’ils avaient toujours su que cet instant viendrait.

    Les phares, les pare-chocs, les vitres. Peu à peu, la voiture se démantelait.

    Ils allaient mourir. Près de lui, son dernier porte-flingue était pris d’un tremblement épileptique.

    L’impensable se produit alors.

    Bisbal sortit son téléphone cellulaire de sa poche et composa fébrilement un numéro de téléphone.

    Cinq heures du matin. Une voix ensommeillée.

    - Diga ? (Allo ?)

    - Bisbal. Je suis prêt à plaider coupable mais il faut me sortir d’ici. Vite !

    ***

    - Et si nous allions danser ?

    Monique était heureuse d’avoir à nouveau son homme à ses côtés. Au bord de la piscine du Club nautique de La Balandra, la vie ronronnait enfin. Ils avaient profité du soleil et rentrait maintenant en ville après une belle journée d’amitié.

    - Tu sais, après ma prestation de la Viruta, je ne crois pas que je pourrai danser à nouveau à Buenos Aires. Plaqué en pleine piste…

    - T’inquiète Roger, j’ai aussi beaucoup d’amis dans les milongas.

    Alicia n’exagérait pas. Dès leur entrée dans à La Viruta, elle fut assaillie de toutes parts. Roger et Monique s’installèrent à table avec Laura et Andrés. Du champagne leur fut servi aussitôt.

    Soudain, le silence se fit dans la salle. Tous les danseurs avaient rejoint leurs tables ou se tenaient debout autour de la piste.

    Traversant la piste lentement, Alicia vint se poster à trois mètres de Roger. D’un regard, elle l’invita à danser. Alors qu’il se levait, elle s’exclama :

    - Amigas, sans cet homme, je ne serais plus ici pour danser !

    Un tonnerre d’applaudissements traversa l’assistance. Lorsqu’il fut tout près d’elle, elle lui demanda.

    - Quel morceau veux-tu danser ?

    - Ah ! Sentimiento gaucho. Je suis sûr que cela aurait fait plaisir à un ami.

    - J’en étais sûre !

    En un viejo almacen del Paseo Colón...

    [FIN]

  • Enfin de retour

    Enfin de retour... même si je n'étais pas bien loin. En fait, devant ce même écran mais avec d'autres idées en tête. Alors, c'est promis, avant de me coucher, je vous envoie le dénouement de l'histoire ! Rendez-vous à une heure du matin au plus tard !

  • Mi Buenos Aires Querido [8]

    Les prouesses de Jorge permettaient certes de maintenir la dernière voiture des tueurs à quelques longueurs, mais malgré les efforts et les risques encourus, ils n’arrivaient pas à distancer leurs poursuivants.

    Ils frôlaient les trottoirs, les rares voitures encore en vadrouille à cette heure tardive, les files en stationnement, les clients éméchés à la sortie des troquets, en d’autres termes, l’accident.

    Une nouvelle embardée permit aux anges de la mort de se rapprocher d’eux. Dans l’éclair de lumière d’un réverbère, Jorge reconnut un des passagers.

    - ¡Ali, Bisbal esta con ellos!*

    - ¿Como, el hijo de puta esta en ese coche?**
    Je le croyais en prison !

    Comme électrisée, Alicia sortit soudain de sa torpeur.

    - J’ai une idée. Va vers le Riachuelo.

    Jorge effectua un rocambolesque demi-tour en pleine Avenue du 9 Juillet, franchit le terre-plein central, laissa au passage le pare-choc arrière comme trophée, fit fumer les pneus fatigués et repartit de plus belle vers le sud.

    En quelques secondes à peine, sous l’œil connaisseur d’un Roger cramponné à la portière.

    - Tu leur as bien mis deux cents mètres dans la vue. T’es un champion !

    Les rues se firent plus étroites, plus sombres. Les maisons plus basses, les trottoirs plus étroits. Bientôt il n’y eut plus de trottoirs. Les rues n’étaient qu’immondices diverses.

    L’autre Buenos Aires. Celui de la misère. Des laissés-pour-compte après la crise monétaire. Des manifestations casseroles à la main sur la Place du 8 Mai.

    Alicia referma son téléphone d’un coup sec. Ils sursautèrent.

    - Ralentis, il ne faut plus les perdre. Cette fois, les chasseurs, c’est nous.

    - T’es sûre de toi ?

    Son sourire répondit pour elle.

    [à suivre]

    * Ali, Bisbal est avec eux !
    ** Comment? Ce fils de pute est dans cette voiture?

  • 11 septembre 2005

    Silence sur les Dryades, si ce n'est, peut-être, la douce mélodie d'un baiser et le pétillement joyeux d'une bulle d'écume, boisson dorée de la fête pour les amants retrouvés. Il y a sept ans déjà, KroniK et sa brune devant leurs amis aux regards embués, passaient à leur doigt l'anneau qui les unissait...

    Bon anniversaire, Madame KroniK !

  • Mi Buenos Aires Querido [7]

    - Tourne à gauche !

    - Pourquoi ?

    - Putain, ne pense pas, conduis !

    Ils longeaient dorénavant Puerto Madero et ses restaurants, ses larges trottoirs et la foule des passants.

    La chance leur sourit. Un voiturier bien inspiré déboîta juste derrière eux. Le conducteur de la première voiture de chasse vint s’encastrer dans le malheureux, sous l’œil médusé du client qui se lança dans une longue série de jurons indicibles dans ce récit.

    Ils passèrent l’ancien office postal, siège du Ministère des communications, poursuivirent leur route folle vers le nord. L’extraordinaire dextérité de Jorge faisait des miracles. Ils maintenaient leurs poursuivants à distance. Mais ils ne les distançaient pas pour autant.

    - La vieille !

    Le hurlement vrilla les tempes de Roger. Alicia, les yeux rivés sur le trafic, avait poussé un cri au moment où une femme, à l’âge en fait indéfinissable, s’engageait sur la chaussée en poussant devant elle un chariot de supermarché rempli de vieux chiffons, de sacs divers, de bouteilles et de tout un bric-à-brac.

    Jorge ne put éviter que la vieille. Le chariot explosa sur le pare-brise qui vola également en éclats.

    Roger évita de se plaindre en sentant la brûlure de dizaines d’éclats de verre lui traverser de nouveau le torse, les bras et le visage. Il serrait les dents et se tournait sans cesse pour observer la progression des tueurs à leur poursuite.

    Alicia, gisait en travers du siège arrière, mi-réfugiée, mi-prostrée.

    À quelque chose malheur est bon. Après avoir rebondi sur le capot arrière de leur voiture, le chariot poursuivit sa route et s’empala sous le capot de leurs plus proches agresseurs. Le conducteur fut moins habile ou moins chanceux que Jorge. Les roues bloquées, il termina sa course contre le chariot d’un marchand ambulant installé sur le trottoir.

    - Plus qu’une. À toi de te montrer le plus malin, Jorge !

    - Accroche-toi !

    [à suivre]

  • 6 septembre 2005

    Le soleil méditerranéen se lève lentement sur la baie de Carthage... je pense à vous, là-bas !

  • 3 septembre 2005

    Aux Dryades, c'est aussi la rentrée. Studieusement, KroniK prépare sa valise. Aujourd'hui, envol pour un saut de puce au-dessus de la Méditerranée. Destination : La Goulette, Gamarth, Sidi Bou Saïd, Tunis...

  • 2 septembre 2005

    Ce matin, devant la cour de récréation, j'ai vu une maman écraser une grosse larme sur sa joue, en cachette, pendant que son petit jouait enfin avec de nouveaux amis...