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Deux mois, Monsieur.

L’âcre odeur du tabac imprègne mes doigts lourds et la douleur est là qui rappelle l’erreur : ce n’est pas une fête mais un réel poison qui envahit mon corps. Qu’importe ! Je l’oublie, le mêlant à l’alcool…

Et ce sont des grands crus qui guident la faucheuse, cigares renommés, cognac de grand lignage, vers le havre glacé au sommet des montagnes ou je veille le soir les pas de ma compagne.

Coupable ou bien victime ! Ivrogne ou dandy péremptoire qui, d’un rire et ses éclats croit chasser la Camarde ? Inconscient fugitif ou combattant nocturne, Epicure moderne ou triste sire esseulé ?

Nous balançons souvent entre peine et envol, de page griffonnée en nuit blanche transie, d’écriture légère en souvenirs amers.

Aujourd’hui j’ai choisi, c’est le noir qui l’emporte, car il est le vingt-six et cela fait deux mois que la vague parut, que l’océan s’ouvrit… et je constate bien seul ce jour anniversaire.

La vague de l’oubli, Flavius, la vague de l’oubli…

Deux mois. Qui pense à eux, là-bas ?

KroniK

26 février 2005

Commentaires

  • Flavius, dis à ton maitre, que les silences ne sont pas forcément oubli.
    Bien souvent cette image me revient en mémoire, réveillant quelques tourments,
    qui repartent, et reviennent pour à nouveau s'estomper dans les néants...
    Mais la note de ton maitre est là, pour rappeler, c'est bien...
    Dis le lui !
    Dis lui merci, aussi...

  • Je crois que cette vague restera longtemps présente à l'esprit de tous; sauf pour ceux qu'elle a emporté vers d'autres rivages....

  • ton texte est magnifique Kronik, ... mais pas d'oubli pour ce drame , Bon dimanche

  • Ne sombre pas dans la culpabilité de l'oubli, ne te noie pas dans l'alcool, ni t'étouffe dans la fumée , assourdi par d'autres tapages de malheurs plus proches, ces anniversaires là ne seront claironnés que l'année finissant. Ce samedi 26 a également vu sombrer nos vaillants guerriers de l'ovalie, encore de quoi noircir nos pensées. Courage Kronik, tu nous as....

  • merci kronik

  • tu vois moi j'bois plus j'fume plus, mais ma mémoire fonctionne, ne rien dire des fois ne veut pas dire avoir oublié. Ayons des pensées pour tout les disparus, qui auraient aimé nous voir vivre et bien vivre. Que c'est dur la vie, mais quelle est belle la vie. Un baiser à ceux qui ne sont plus, un baiser à ceux que l'on aime. A LA VIE.

  • La presse oublie.
    Mais pas les esprits.

  • A vous tous : vous être de vrais citoyens du monde. Merci.

  • Merci de ce rappel, Kronik. Merci aussi à tous ceux qui continuent à se battre pour trouver des fonds, pour aider les survivants. Cette vague-là continue à se gonfler, pour le plus grand bien de tous, ceux qui donnent comme ceux qui reçoivent.

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