02/11/2009

2 novembre

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Ce matin sorti à la lueur de la lune, je ne vis point ce qui se tramait sous la brume, mais vers midi lorsque le soleil s'est levé, j'ai pu entrevoir la réalité.

À mi-coteau et jusqu'en haut de la colline, est apparue une lumière sublime, contraste flagrant avec la grisaille installée, la neige a montré le bout de son nez !

 

01/11/2009

1er novembre 2009

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La Brune m'avait dit : "Tu prendras soin de toi, bien te nourriras, légumes mangeras..."

Las ! Mes talents culinaires ne valent pas les siens, ils sont bien ordinaires, trois oeufs un peu de pain, feront bien mon affaire en ce petit matin...

Bon dimanche !

27/10/2009

27 octobre

La maison est bien vide, poussières de silence, la maison est bien grande, fragments de ton absence. La nuit est bien trop longue, nuages de fragrance, encore un jour sans fin à l'infinie béance...

 

19/10/2009

17 octobre (bis)

Incrédule, il observe l’écran plat devant lui. Il attendait pourtant ce message, il en rêvait même la nuit. Combien de nuits, d’ailleurs ? Combien de fois, à quatre heures du matin, s’était-il déjà retrouvé, imbécile, dans sa cuisine, à tourner en rond et à broyer du noir yeux grand ouverts ?

Mais aujourd’hui, le cauchemar l’a rattrapé. Juste un message sur ce maudit ordinateur ! Pas un mot, pas un chef pour le recevoir, pas un geste. Où sont-ils les chefs, d’ailleurs ? Derrière d’autres écrans ou, comme lui, à tourner en rond dans leurs cuisines, lorsque les démons du silence deviennent trop lourds à affronter ? Plutôt derrière des claviers sans doute, à distribuer leurs messages dévastateurs…

D’un geste sec, en un sursaut, il appuie sur la touche « Effacer ». Le message disparaît. Un autre s’affiche. Un client le remercie pour sa disponibilité et sa gentillesse. Il éclate en sanglots. Heureusement, il est venu tôt, pour faire face à la charge de travail toujours plus lourde, aux trajets toujours plus longs. Il n’aura pas en plus à subir la honte de craquer devant les collègues.

Soudain trop las pour se battre, il explore la corbeille de sa messagerie. Il replace le message, qui lui annonce sa mutation d’office dans un autre bureau à six cents kilomètres de là, dans la boîte d’entrée. C’est la troisième restructuration, le troisième déménagement en vingt mois.

Alors qu’il baisse la tête et que ses épaules s’affaissent encore un peu plus, ses yeux tombent sur une touche du clavier : « Echappement ». Il jette un coup d’œil à la photo de son ex-femme et de ses enfants, perdus au cours de ces mutations successives. Il se lève, quitte son module de travail, traverse la plateforme de bureaux paysagers.

Ouvre la fenêtre.

Saute.

France Télécom – ou devrais-je dire Orange, avec un petit accent anglais pour montrer que je suis branché ? – France Télécom, disais-je, non contente d’avoir brisé une famille, viens d’envoyer son vingt-cinquième employé à la mort.

D’un simple message de trois lignes sur un écran d’ordinateur.

17/10/2009

17 octobre

mainFTO.jpg

Incrédule, il observe l’écran plat devant lui. Il attendait pourtant ce message, il en rêvait même la nuit. Combien de nuits, d’ailleurs ? Combien de fois, à quatre heures du matin, s’était-il déjà retrouvé, imbécile, dans sa cuisine, à tourner en rond et à broyer du noir yeux grand ouverts ?

Mais aujourd’hui, le cauchemar l’a rattrapé. Juste un message sur ce maudit ordinateur ! Pas un mot, pas un chef pour le recevoir, pas un geste. Où sont-ils les chefs, d’ailleurs ? Derrière d’autres écrans ou, comme lui, à tourner en rond dans leurs cuisines, lorsque les démons du silence deviennent trop lourds à affronter ? Plutôt derrière des claviers sans doute, à distribuer leurs messages dévastateurs…

D’un geste sec, en un sursaut, il appuie sur la touche « Effacer ». Le message disparaît. Un autre s’affiche. Un client le remercie pour sa disponibilité et sa gentillesse. Il éclate en sanglots. Heureusement, il est venu tôt, pour faire face à la charge de travail toujours plus lourde, aux trajets toujours plus longs. Il n’aura pas en plus à subir la honte de craquer devant les collègues.

Soudain trop las pour se battre, il explore la corbeille de sa messagerie. Il replace le message, qui lui annonce sa mutation d’office dans un autre bureau à six cents kilomètres de là, dans la boîte d’entrée. C’est la troisième restructuration, le troisième déménagement en vingt mois.

Alors qu’il baisse la tête et que ses épaules s’affaissent encore un peu plus, ses yeux tombent sur une touche du clavier : « Echappement ». Il jette un coup d’œil à la photo de son ex-femme et de ses enfants, perdus au cours de ces mutations successives. Il se lève, quitte son module de travail, traverse la plateforme de bureaux paysagers.

Ouvre la fenêtre.

Saute.

France Télécom – ou devrais-je dire Orange, avec un petit accent anglais pour montrer que je suis branché ? – France Télécom, disais-je, non contente d’avoir brisé une famille, viens d’envoyer son vingt-cinquième employé à la mort.

D’un simple message de trois lignes sur un écran d’ordinateur.